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QUÉBEC — Le leader parlementaire François Bonnardel a dû rappeler, samedi, les règles sur le bilinguisme des échanges lors d’un congrès de la Coalition avenir Québec (CAQ) où un militant a été invectivé après posé une question en anglais.

L’incident est survenu au moment où les militants étaient invités à interroger les députés de l’aile parlementaire, ce qui a mené M. Bonnardel à préciser la position caquiste, dans un point de presse qui a suivi.

«Les gens parlent français mais si un de nos militants veut avoir une discussion en anglais pour discuter d’une situation à Montréal même ou ailleurs au Québec, on va l’accepter, certainement», a-t-il dit.

Les statuts de la CAQ prévoient qu’un membre a le droit «de communiquer avec la permanence nationale du parti et de recevoir des services de la permanence nationale en anglais ou en français, selon son choix».

Le texte ne prévoit aucune disposition précise sur le bilinguisme dans les événements militants, a indiqué une porte-parole, Émilie Toussaint.

Dans la salle du congrès de la CAQ, samedi, un membre de Terrebonne, Claude Benoit, a demandé en anglais quels moyens la formation allait mettre de l’avant pour conquérir le vote anglophone.

M. Benoit, un francophone, s’est alors fait reprendre par un autre militant qui a lancé, dans la salle, qu’il devait parler français, a expliqué M. Bonnardel, qui était présent, au moment de l’incident.

Aux journalistes, M. Bonnardel a expliqué que plusieurs personnes dans la salle se sont opposées au rappel à l’ordre exigeant que les débats se déroulent uniquement en français.

M. Bonnardel a expliqué que les règles de la CAQ sont claires, à plus forte raison alors que la formation vient d’adopter le premier article de ses statuts exprimant son intention que le Québec demeure au sein du Canada.

«On a un militant qui a posé une question en anglais, a-t-il dit. Si j’ai bien entendu il y a en un qui a dit: ‘en français’. Et moi j’ai répondu à la fin.»

M. Bonnardel a expliqué qu’il a clos l’incident en prenant la parole dans la salle, pour rappeler l’importance de l’ouverture.

«Il n’y a aucune communauté, qu’elle soit allophone, immigrante, anglophone, qui (a) des citoyens de deuxième ordre, a-t-il dit. Dans notre formation politique, le respect est important et on va toujours être un parti inclusif.»

M. Bonnardel a précisé que l’anglais et le français ont tous les deux leur place dans les échanges à la CAQ.

«On est là avec l’article 1 justement aujourd’hui, pour démontrer jusqu’à quel point on est inclusif dans le Canada, vous comprendrez bien qu’on est capable d’avoir des discussions en anglais», a-t-il dit.

Les militants caquistes sont réunis à Drummondville, en fin de semaine, pour discuter des orientations de leur parti.

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