Chris Young Chris Young / La Presse Canadienne

TORONTO — David Suzuki, l’une des voix les plus importantes sur les questions environnementales au cours des cinquante dernières années au Canada, affirme s’être lancé dans le «dernier grand combat de sa vie».

L’objectif ultime du scientifique âgé de 80 ans est de voir les droits environnementaux des Canadiens enchâssés dans la Constitution.

Selon lui, il s’agit de la seule manière de s’assurer que des mesures environnementales ne soient pas renversées au gré des tendances politiques, soulignant les impacts possibles de l’élection de Donald Trump aux États-Unis.

En entrevue, lundi, avec La Presse canadienne, M. Suzuki a dit voir dans l’élection présidentielle américaine un «véritable avertissement» rappelant la nécessité d’établir des remparts plus solides pour se protéger contre «les fluctuations émanant des changements politiques».

Donald Trump a qualifié de «mythe» le réchauffement du climat par l’activité humaine, et a dit croire que le concept avait été «créé par et pour la Chine dans le but de rendre moins compétitif le secteur manufacturier américain».

M. Suzuki a affirmé que les idées de M. Trump lui remémoraient celles du gouvernement de Stephen Harper au Canada.

«Bon nombre de lois mises en place depuis les années 1960 sur les eaux navigables, les évaluations environnementales (et autres) ont été renversées, vraiment, d’un coup par le gouvernement Harper», a souligné le scientifique.

M. Suzuki s’est dit persuadé de voir le premier ministre Justin Trudeau renverser la tendance. Il a toutefois indiqué avoir eu des échanges par écrit avec le premier ministre sans obtenir de sa part une affirmation d’une volonté de refuser les projets d’oléoducs, incompatibles selon le scientifique avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

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