MONTRÉAL — La grogne prend de l’ampleur chez les ambulanciers paramédicaux syndiqués à la CSN, alors que les syndicats qui représentent les deux tiers des 3600 membres dans l’ensemble du Québec se sont prononcés à ce jour en faveur de la grève.

Le secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN tient une consultation de ses membres quant à un mandat de grève générale illimitée jusqu’au 25 novembre.

Il ne reste plus que 10 jours de consultation et, à ce jour, tous les syndicats qui ont consulté leurs membres ont obtenu un mandat de grève qui dépassait les 97 % d’appui, indiquait-on mardi à la CSN.

D’autres syndicats doivent se prononcer, au cours des prochains jours, dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, de l’Estrie, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Bas-Saint-Laurent, de Charlevoix, de la Côte-Nord et de Chaudière-Appalaches.

Une éventuelle grève générale serait déclenchée au moment jugé opportun, selon l’état et le rythme des négociations, indiquait-on à la CSN. Elle serait toutefois soumise aux dispositions sur les services essentiels du Code du travail.

Cependant, entre-temps, les négociations se poursuivent toujours avec la Corporation des services d’ambulance du Québec, qui est le principal regroupement d’employeurs à l’extérieur de la métropole, et avec Urgences santé, pour Montréal et Laval, pour ce qui est des employés de soutien. Mardi matin, aucune date n’avait encore été arrêtée pour la poursuite des négociations dans le cas des ambulanciers paramédicaux d’Urgences santé.

Les points en litige sont les salaires, la retraite progressive, l’organisation du travail, les horaires de travail, la charge de travail et les questions de santé et sécurité.

Cette négociation des conventions collectives a cours dans un contexte particulier, alors que le ministère de la Santé et des Services sociaux a entrepris une réforme des services ambulanciers pour notamment remettre entre les mains des corporations de services ambulanciers le pouvoir de négocier.

Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015, soit depuis plus d’un an et demi, comme c’était le cas pour l’ensemble des employés de l’État.

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