Mike Corder Mike Corder / The Associated Press

LA HAYE, Pays-Bas — Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion dit avoir profité de son récent séjour en Afrique pour obtenir des appuis pour la Cour pénale internationale (CPI) après que trois pays de ce continent eurent manifesté leur intention de la déserter.

M. Dion affirme que le Canada est profondément attristé par la décision de l’Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie de se retirer de la CPI.

Le ministre a fait ces remarques mercredi lors d’un discours à La Haye, aux Pays-Bas, où est située la CPI.

M. Dion réfute les critiques voulant que la cour ait un préjugé défavorable envers les pays africains parce que neuf de ses dix causes actives touchent à ce continent.

Le ministre canadien souligne que les pays africains ont eux-mêmes référé cinq de ces dossiers à la cour, tandis que deux autres — le Darfour et la Libye — sont des références directes du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Canada a joué un rôle majeur dans la création de la CPI à la fin des années 1990, en offrant un appui financier et diplomatique pour l’élaboration du Statut de Rome, le traité qui a permis de créer la cour.

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