Ottawa ignore toujours si les informations personnelles de potentielles recrues des Forces armées canadiennes ont été volées lors du présumé piratage du site web du ministère de la Défense nationale.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a déclaré que les autorités fédérales se penchaient sur l’incident de jeudi, alors que les internautes qui tentaient de consulter le site de recrutement de l’armée ont été redirigés vers une page web qui semblait être celle du gouvernement chinois.

En fin d’après-midi, un message d’erreur s’affichait lors de toute tentative d’accès, avant que le site web ne soit carrément fermé.

Le ministre Goodale s’est montré réticent à qualifier l’incident d’atteinte à la sécurité, mais il assure qu’Ottawa se penche avec sérieux sur la situation.

Le site web touché est un des nombreux portails des Forces armées canadiennes. Il fournit des informations quant aux divers postes disponibles au sein de l’armée, tout en permettant aux potentielles recrues de soumettre leur candidature en ligne.

«Évidemment, toute intrusion dans un système informatique soulève des inquiétudes quant à toutes les facettes de l’information qui pourrait être sur ce système, et comment elle pourrait être falsifiée ou contaminée ou dévoilée de manière non conforme ou illégitime», a reconnu le ministre Goodale.

Le gouvernement conduira un examen exhaustif de tout son système informatique afin de s’assurer qu’il ne soit pas à nouveau perturbé, a-t-il poursuivi.

Pas plus tard que mardi, le chef d’état-major de la défense avait assuré que les réseaux informatiques canadiens étaient protégés 24 heures par jour, 365 jours par année.

Alors qu’il comparaissait devant le comité de la défense des Communes, le général Jonathan Vance avait fait mention de nombreuses initiatives en cours pour garantir une meilleure protection face à des cyberattaques.

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