Ottawa a dévoilé vendredi sa stratégie de lutte contre les changements climatiques en signalant que la plupart des Canadiens, malgré leur sensibilisation à la cause environnementale, ne saisissent toujours pas l’«ampleur du défi».

Le document indique que pour atteindre les cibles fixées par l’accord de Paris sur le climat, le Canada devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 80 % par rapport à leur taux de 2005 et ce, d’ici 2050.

Lors de la négociation de l’accord de Paris, la ministre canadienne de l’Environnement, Catherine McKenna, comptait parmi les dirigeants qui proposaient de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle — afin de le restreindre en deçà de 2 degrés Celsisus.

La stratégie gouvernementale a été rendue publique à Marrakech, où se tient la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui vise à mettre en application l’accord de Paris.

En vertu de cette stratégie, tous les secteurs canadiens devront considérablement réduire leurs émissions de GES d’ici la moitié du siècle.

Le document de 87 pages ne traite pas directement des industries gazière et pétrolière. Il ne fait pas non plus mention des projets controversés d’infrastructures en matière d’énergies fossiles, tels que les oléoducs.

Dans sa stratégie à long terme, Ottawa précise cependant qu’une transition des combustibles fossiles vers l’électricité et d’autres sources d’énergie renouvelables est un «thème transversal dans tous les scénarios présentés».

Il est également souligné que son élaboration s’est réalisée en étroite collaboration avec le Mexique et les États-Unis, bien que le bouleversement du paysage politique avec l’arrivée de Donald Trump aux portes de la Maison-Blanche est passé sous silence.

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