Archives Pauline Marois

MONTRÉAL — Pauline Marois qualifie de «juste et pertinent» le jugement qui fait en sorte que Richard Henry Bain écope d’une sentence de prison à vie sans possibilité de libération avant 20 ans.

Surtout, l’ancienne première ministre et chef du Parti québécois a dit être «très satisfaite» du fait que le juge de la Cour supérieure, Guy Cournoyer, ait reconnu le caractère «politique» du crime.

Commentant la décision rendue la veille, Mme Marois a fait valoir, samedi, qu’elle était restée «très silencieuse» dans cette affaire, sauf pour dire qu’il s’agissait d’un «attentat politique».

Richard Bain avait été reconnu coupable de meurtre non prémédité par un jury, en août, à la suite de la mort du technicien Denis Blanchette à l’extérieur du Métropolis, le soir de l’élection de Pauline Marois comme première ministre du Québec, en 2012.

Mme Marois se trouvait à l’intérieur de l’établissement pour y prononcer un discours, et avait été escortée d’urgence hors de la scène par les agents responsables de sa sécurité.

En marge d’un colloque sur les 40 ans de l’accession au pouvoir du Parti québécois, à Montréal, Mme Marois a dit n’avoir jamais voulu «utiliser cet événement à des fins politiques».

«Je n’ai jamais voulu manipuler l’opinion, mais je suis très heureuse que ce soit le résultat auquel nous arrivons aujourd’hui. Justice a été rendue», a-t-elle déclaré.

En rendant sa décision, vendredi, le juge Cournoyer a insisté sur l’aspect «politique des gestes», disant que Richard Henry Bain avait «tenté de changer le résultat d’une élection et le cours de l’histoire».

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus