HALIFAX — Selon un politicien turc présent au Forum sur la sécurité internationale de Halifax, l’élection de Donald Trump pourrait créer des problèmes diplomatiques pour le Canada si un dissident réclamé par la Turquie se réfugiait au nord de la frontière canado-américaine.

Plusieurs médias américains croient que la prochaine administration Trump se montrera plus amicale envers le régime de Tayyip Erdogan et acceptera d’extrader Fethullah Gülen vers son pays d’origine avant que celui-ci ne se réfugie au Canada ou un autre pays.

M. Gülen est accusé par les autorités de son pays d’avoir organisé le coup d’État raté, en juillet, ce que nie l’intéressé.

Omer Celik, le ministre responsable des négociations avec l’Union européenne, a dit que l’octroi du statut de réfugié à M. Gülen serait similaire à procurer l’asile politique au chef du Daesh (le groupe armé État islamique), Abou Bakr al-Baghdadi.

«Quelles seraient les implications pour les relations entre le Canada et les États-Unis, entre le Canada et le monde occidental?, a déclaré M. Celik au cours d’une entrevue, samedi. Un pays ne doit pas accueillir les ennemis d’un allié. Tous doivent combattre les mêmes ennemis.»

En novembre, le général Michael Flynn, qui deviendra vraisemblablement le conseiller à la sécurité nationale du président élu, avait déclaré que de permettre à M. Gülen de rester aux États-Unis est l’équivalent de protéger «l’équivalent turc d’Osama bin Laden».

Un journal turc a rapporté le mois dernier que le Canada figurait parmi les pays où comptait se réfugiait M. Gülen si les États-Unis cherchaient à l’extrader.

Par ailleurs, M. Celik a indiqué que Davud Hanci, un homme ayant la double citoyenneté turco-canadienne qui a été arrêté après le coup d’État, devrait atteindre que son procès se termine avec de pouvoir revenir chez lui à Calgary.

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