OTTAWA — Un agent suspendu de l’escouade antiterrorisme de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a été reconnu coupable d’avoir gravement maltraité son garçon de 11 ans.

L’enfant avait notamment été enchaîné dans le sous-sol familial et avait été brûlé avec un allume-barbecue.

L’homme de 44 ans, qui ne peut être nommé afin de protéger l’identité de la jeune victime, avait été accusé après que son fils a été retrouvé émacié par un voisin.

Le père a été reconnu coupable, lundi à Ottawa, de deux chefs de voies de fait graves, d’agression sexuelle ayant causé des lésions corporelles, de séquestration, de voies de fait, de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à l’existence, et d’une série de chefs d’accusation liés aux armes à feu. Aucune date n’a encore été fixée pour les observations sur la peine à imposer.

La compagne de l’inculpé a elle aussi été reconnue coupable, lundi, de voies de fait et de manquement au devoir de fournir les choses nécessaires à l’existence. Elle reviendra au tribunal le 2 décembre pour les observations sur sa peine.

En prononçant son verdict, lundi, le juge Robert Maranger a aussi révoqué la libération sous caution dont bénéficiaient jusque-là les deux accusés.

Le juge a qualifié de «troublante» et «déchirante» la violence dont avait été victime le jeune garçon. Par ailleurs, le magistrat n’a pas cru la thèse du père, qui affirmait souffrir d’un trouble de stress post-traumatique au moment des agressions. Le juge Maranger a aussi félicité le garçon pour avoir pu témoigner malgré les sévices subis.

Une dizaine de membres de l’organisation internationale «Motards contre les agressions sexuelles» étaient présents dans la salle d’audience pour entendre le verdict, lundi matin. À un certain moment, le juge Maranger leur a demandé de retirer leur blouson de cuir aux couleurs de l’organisation, afin de ne pas intimider les accusés.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus