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OTTAWA — Le plan du gouvernement du Canada de fournir des armes aux forces kurdes qui combattent Daech (le groupe armé État islamique) au Moyen-Orient est une fois de plus confronté à un accroc.

Plus de 10 mois après que l’approvisionnement en armement eut été promis, des responsables du gouvernement de Justin Trudeau ont indiqué, lundi, qu’ils attendaient que le gouvernement irakien autorise tout envoi de munitions.

Il s’agit du plus récent revers dans ce dossier dont l’échéancier a maintes fois été reporté.

Le mois dernier, le ministre de la Défense Harjit Sajjan avait accusé le gouvernement irakien d’occuper un hôpital militaire canadien qui devait servir à soigner les blessés durant l’offensive visant à libérer Mossoul de l’emprise de Daech.

Le gouvernement irakien s’était également temporairement emparé, en novembre 2015, d’un avion militaire qui devait acheminer des armes aux forces spéciales canadiennes qui opéraient dans le nord de l’Irak.

Les autorités canadiennes n’ont pas voulu indiquer pourquoi le gouvernement irakien s’était traîné les pieds dans l’affaire concernant l’hôpital militaire, qui a finalement pu reprendre du service la semaine dernière.

Ils ont par ailleurs refusé de fournir plus de détails sur les raisons du report d’envoi d’armement aux forces kurdes.

Ces nouveaux délais surviennent néanmoins à un moment où les tensions entre Bagdad et les Kurdes irakiens s’accroissent, tous deux ne s’entendant pas sur le contrôle qu’ils devront se partager, ultimement, sur une large portion du nord de l’Irak.

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