Jacques Boissinot/La Presse Canadienne Pierre Arcand

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a confirmé mardi que l’État allongera au moins 620 M$ pour nettoyer des sites miniers abandonnés.

Cet investissement, qui avait été annoncé dans le dernier budget, devrait permettre de «diminuer le passif environnemental minier de 80 % d’ici le 31 mars 2022», a assuré le ministre. Des travaux – dont les coûts sont inclus dans le montant dégagé – sont toutefois prévus jusqu’en 2026-2027.

Au Québec, le gouvernement s’occupe de l’entretien sur 499 sites qui ont été abandonnés par les compagnies minières. Les travaux peuvent aller du simple nettoyage, à la restauration, en passant par la sécurisation des lieux. Il s’agit de 263 sites d’exploration, 230 sites d’exploitation et de six carrières ou sablières.

«Notre gouvernement assume ses responsabilités de gestionnaire du territoire québécois et entend poursuivre la réduction de l’impact des sites miniers abandonnés sur la santé et la sécurité des personnes ainsi que sur l’environnement. Nous souhaitons accélérer les travaux qui permettront de remettre ces sites dans un état qui respecte nos standards environnementaux», a indiqué le ministre Arcand.

Dans un plan de travail du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles datant de décembre 2015, on prévoyait que les coûts reliés à cet entretien serait de 581,5 M$. On prévoyait toutefois une contingence, c’est-à-dire un coût supplémentaire possible, de 221,8 M$. Au total, la facture pourrait donc s’élever à plus de 800 M$ pour les contribuables.

La restauration de la mine principale, à Chibougamau, coûtera à elle seule plus de 165 M$. Les travaux, qui ont débuté en avril 2015, sont réalisés par la firme d’ingénierie WSP-Parsons Brinckerhoff.

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