Adrian Wyld Adrian Wyld / La Presse Canadienne

ANTANANARIVO, Madagascar — Le premier ministre Justin Trudeau est de passage à Madagascar, où il présidera la délégation canadienne du XVIe Sommet de la Francophonie.

M. Trudeau a quitté le Libéria vendredi pour se rendre vers cette seconde et dernière destination de son tout premier séjour officiel dans le continent africain.

Si le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne fraye pas autant la manchette que d’autres conférences internationales, l’absence de puissances mondiales comme les États-Unis ou la Chine permettra au Canada d’y exercer son influence. L’enveloppe annuelle de 43 millions $ que lui alloue Ottawa fait du pays son deuxième contributeur en importance, tout juste derrière l’Hexagone.

Le premier ministre canadien entend forger de nouveaux liens avec des nations francophones, alors que l’arrivée de Donald Trump aux portes de la Maison-Blanche fait planer l’incertitude sur la scène internationale, particulièrement en matière de commerce et de lutte contre les changements climatiques.

Justin Trudeau figure parmi les dirigeants qui prononceront un discours à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du sommet, samedi matin. Cette allocution doit faire mention du réchauffement planétaire de même que du rôle des femmes dans le développement.

M. Trudeau devrait également saisir l’occasion pour appuyer la demande de l’Ontario, qui souhaite intégrer l’organisation à titre d’observateur. Il abordera aussi les droits des minorités sexuelles devant les représentants de certains États où l’homosexualité demeure illégale.

Le rassemblement dans la capitale malgache, Antananarivo, permettra par ailleurs aux libéraux de mettre en exergue leurs priorités en matière de développement international, alors qu’ils pourraient s’engager dans une mission des Nations unies sur le continent africain — d’où sont issus 31 des 80 membres et observateurs de l’OIF.

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes comptent également parmi les priorités canadiennes. Cette position pourrait jouir de l’appui de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean, qui est devenue à la fois la première femme et la première Canadienne à diriger l’OIF.

La délégation du Canada présentera une résolution conjointe avec le Bénin contre les mariages forcés ou en bas âge — une cause à laquelle s’était consacré Stephen Harper lors du plus récent sommet, au Sénégal. Justin Trudeau a déclaré que tout financement à l’égard de la santé des femmes dans les pays en voie de développement comprendrait des fonds destinés aux interruptions volontaires de grossesse — une mesure exclue par son prédécesseur.

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