The Canadian Press Justin Trudeau et Michaëlle Jean.

ANTANANARIVO, Madagascar — Justin Trudeau n’a pas hésité à aborder des dossiers controversés auprès de ses homologues du Sommet de la Francophonie, à Madagascar, parlant avortement, droits homosexuels, mutilations génitales et féminisme devant un public pour qui ces sujets sont souvent tabous.

À la cérémonie d’ouverture de la Grand-Messe francophone, le premier ministre a fait la part belle aux droits des femmes et a déploré qu’ils soient «trop souvent bafoués».

Il a notamment insisté sur la nécessité pour les femmes d’avoir accès à l’avortement et s’est désolé que tant de jeunes filles soient mariées de force. Il a également déploré les mutilations génitales qui sont encore pratique courante dans certaines régions du monde.

«C’en est assez!», a-t-il lancé dans un discours ponctué d’applaudissements enthousiastes de l’assistance. Il a notamment interpellé les hommes à s’investir dans la cause féministe.

Justin Trudeau a également abordé un thème qui lui tient à coeur, celui des droits de la communauté LGBT, n’hésitant pas à rappeler qu’elle était victime de discrimination dans de nombreux pays, incluant ceux faisant partie de la francophonie.

Il a évoqué le terme de la radicalisation des jeunes menant au terrorisme. Il s’agit là d’un thème sur lequel s’est aussi attardé le président français François Hollande. Le président a soutenu que la langue partagée par la francophonie était celle de la raison et de la liberté, des idéaux que «ne comprennent pas» les terroristes.

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