Josie Desmarais/Métro Vincent Oliva, président de l’Association des radiologistes du Québec

Les radiologistes du Québec craignent de ne pas pouvoir répondre à l’afflux de patients demandant des échographies si leur couverture publique est étendue aux cliniques privées au début 2017, comme le prévoit le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Lors d’un point de presse en compagnie de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), l’Association des radiologistes du Québec a réclamé que des ressources soient injectées pour augmenter le nombre d’échographies réalisées dans les hôpitaux, à l’instar de ce qu’a annoncé le ministre mercredi pour l’imagerie en résonance magnétique (IRM) et la tomodensitométrie (TDM).

La demande pour des échographies aurait explosé au cours des dernières années. Selon un sondage interne de l’ARQ, 111 500 personnes sont actuellement en attente d’un examen échographique au Québec.

Or, selon le Dr Vincent Oliva, président de l’ARQ, il serait possible de réaliser 160 000 échographies de plus en étendant les heures d’ouverture de ces services dans les hôpitaux. «Pour réaliser une échographie, ça prend un technologue en imagerie, mais il n’y en a presque pas dans les cabinets privés. Il va donc falloir les prendre dans les hôpitaux. On va déshabiller l’un pour habiller l’autre», a estimé le Dr Oliva.

Gaétan Barrette croit pour sa part que si les radiologistes ont de la marge de manœuvre pour donner plus de services dans les hôpitaux, ils peuvent aussi le faire dans leur clinique. Il a indiqué qu’il avait appelé les cliniques privées en renfort pour rendre les échographies plus accessibles et parce que ces dernières sont «plus proches des gens».

«Les radiologistes s’y opposent parce qu’ils veulent garder leurs lucratives activités privées», a-t-il avancé.

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