Chantal Levesque/Métro Eric Martel

Hydro-Québec entend doubler ses revenus d’ici 2030 en misant entre autres sur ses exportations. Son président-directeur général, Éric Martel, convient toutefois que la future administration de Donald Trump pourrait lui «mettre des bâtons dans les roues».

L’impact du changement de garde à Washington, s’il y a, sera «minime», a assuré jeudi M. Martel, devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal. «Il faut comprendre la dynamique des marchés américains, a-t-il dit. La production d’électricité, c’est surtout géré par les États. Les approvisionnements sont aussi gérés par les États.»

Les projets de construction de nouvelles lignes d’électricité doivent obtenir un permis présidentiel. Malgré tout, M. Martel se montre optimiste puisque qu’ils généreront beaucoup d’emplois. «Le nouveau président a montré ses couleurs en disant qu’il voulait créer des emplois, a-t-il souligné. Si on fait la ligne au New Hampshire, c’est un investissement de 2G$ et on va créer des centaines d’emplois au New Hampshire.»

Hydro-Québec reluque également des contrats liés à la création de nouvelles lignes d’approvisionnement d’électricité vers New York et la Nouvelle-Angleterre pour lesquelles les permis présidentiels ont déjà été octroyés.

En augmentant ses exportations, Hydro-Québec souhaite que ses revenus bondissent de 13,8G$ en 2015 à 27G$ en 2030. «On ne peut pas se contenter de regarder le marché québécois, a mentionné M. Martel. On ne sera pas capable de livrer financièrement la marchandise si on ne regarde pas cela différemment.»

Hydro-Québec a également comme projet de commercialiser les inventions de son institut de recherche, mais aussi d’acheter des actifs, tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Son président n’est pas pressé d’ouvrir le portefeuille de la société d’État. «On cherche une transaction de qualité, a-t-il insisté. On veut un actif pour laquelle on pourra contribuer (hydroélectricité et transport de haute tension).»

La conversion du parc automobile du Québec en mode électrique pourrait aussi permettre à Hydro-Québec d’engranger de nouveaux revenus. Dans une vision idéaliste, Eric Martel a expliqué que si les 5 millions de véhicules qui sillonnent les routes du Québec étaient électriques, cela obligerait la société d’État d’y consacrer 14 térawattheures, tout en lui rapportant 1G$.

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