Au syndicat des policiers provinciaux, on a poussé un soupir de soulagement en prenant connaissance du mandat de la commission d’enquête lancée par le gouvernement sur les relations entre les autochtones et les services publics au Québec.

«Ce qu’on ne voulait surtout pas, c’était d’une commission qui referait l’enquête du SPVM (sur les six policiers de la Sûreté du Québec à Val-d’Or blanchis de toute accusation dans l’affaire des femmes autochtones). Il n’y aura pas de responsabilité criminelle, mentionne Pierre Veilleux, président de l’Association des policières et des policiers provinciaux du Québec (APPQ).

«Sans en être heureux, on accueille la commission d’un bon œil, puisqu’elle va travailler sur l’ensemble des services gouvernementaux, et non pas seulement sur la police, ce qu’on avait peur et qui n’aurait rien donné de toute façon. De ce côté, nous sommes contents et soulagés que le mandat de la commission soit élargi», raconte-t-il.

M. Veilleux ajoute que ses membres se réjouissent de la nomination du juge à la retraite Jacques Viens aux commandes de la commission, dont les travaux devraient débuter dans les premières semaines de 2017 à Val-d’Or. «Il est très bien coté, c’est un homme de grande expérience et il vient de la place», souligne le leader syndical.

Vigilance
Pierre Veilleux et son équipe comptent tout de même se montrer vigilants durant la commission d’enquête publique. Ils souhaitent d’ailleurs se faire entendre. «Nous allons assurer une vigie et on va intervenir au besoin pour éviter les dérapages. C’est possible aussi que l’on travaille afin de déposer un mémoire, fait-il part.

«Si les choses sont faites de la bonne façon à la commission, on pourra arriver à trouver des solutions aux problèmes, poursuit M. Veilleux. De notre côté, cette commission va nous permettre de dénoncer le manque de ressources (dans les effectifs policiers). On a affaire à des gens vulnérables et en difficulté qui finissent en cellule car on n’a pas d’autres moyens d’en disposer, alors qu’on voudrait pouvoir mieux aider ces personnes», affirme-t-il.

Pierre Veilleux a pu parler à des représentants syndicaux du poste de la SQ de Val-d’Or après avoir étudié le mandat de la commission d’enquête. «Il y avait un peu d’incompréhension et de panique chez des agents, vu la crainte que la commission porte seulement sur la police, mais on les a rassurés et ç’a été bien reçu», assure-t-il.

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