Des personnes sourdes déposent une pétition pour pouvoir travailler dans l’industrie du covoiturage urbain.

La pétition déposée sur le site de l’Assemblée nationale par des chauffeurs Uber a déjà obtenu 261 signatures. Elle invoque notamment «la responsabilité du gouvernement du Québec de s’assurer que leurs lois ne briment pas le droit à l’égalité et l’accès au travail», alors que le Canada est signataire du traité de l’ONU sur les droits des personnes handicapées.

La pétition invoque en outre le fait que la majorité des conducteurs sourds ayant un permis de conduire peuvent conduire sans restrictions particulières, qu’ils ont un bilan routier supérieur à la moyenne et que la technologie permet de communiquer désormais plus facilement avec les personnes sourdes.

Les personnes à l’origine de la pétition demandent donc au gouvernement «de modifier les lois actuelles afin de rendre le droit aux personnes sourdes d’obtenir un permis de conduire de classe 4B (minibus non scolaire) et 4C (taxi et limousine)».

En fin d’année dernière, le Centre de la communauté sourde du Montréal métropolitain avait déclaré aux médias être prêt à aller devant les tribunaux pour faire plier le ministère des Transports du Québec et la Société d’assurance automobile du Québec afin qu’ils adoptent une règlementation plus souple, similaires à celles en vigueur à Ottawa ou à Toronto.

Dans le cadre du projet pilote gouvernemental lancé cet automne, le conducteurs sourds affiliés à Uber ne répondent plus aux critères pour pouvoir travailler comme chauffeur, même si la multinationale a développé une technologie le permettant.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus