CALGARY — Un expert chevronné en sécurité aérienne estime que le cas du pilote de Sunwing, qui aurait été ivre dans sa cabine de pilotage peu avant son heure de décollage à Calgary, est le pire incident du genre dont il a entendu parler.

La police de Calgary a déposé des accusations contre le pilote d’origine slovaque, Miroslav Gronych, pour avoir été en état d’ébriété pendant qu’il avait à sa charge le contrôle et la sécurité d’un avion et alors que le taux d’alcoolémie dans son sang était supérieur à 0,08.

Des documents déposés en cour indiquent que le pilote de 37 ans a été libéré en échange d’une caution de 1000 $. Celui-ci a dû remettre son passeport aux autorités et il lui est interdit de piloter un avion au Canada pendant sa remise en liberté.

M. Gronych doit comparaître en cour jeudi.

L’incident s’est produit alors qu’un Boeing 737 de Sunwing s’apprêtait à quitter Calgary, tôt samedi, à destination de Cancun, au Mexique. Des escales à Regina et à Winnipeg étaient prévues. La police de Calgary allègue que le pilote a été retrouvé affaissé dans son siège et qu’il a ensuite été escorté pendant sa sortie de l’appareil.

L’expert Edward McKeogh, de l’Agence canadienne de consultants en sécurité aérienne (CAVSCO), croit qu’il s’agit du pire incident du genre à survenir.

Il a dit espérer que M. Gronych, s’il est reconnu coupable, «sera envoyé pour suivre une thérapie sérieuse, ainsi qu’une cure de désintoxication avant de pouvoir piloter de nouveau».

Au Canada, il est interdit par la loi à un membre d’équipage de travailler s’il a consommé de l’alcool dans les huit heures précédentes, selon Transports Canada.

La plupart des compagnies aériennes imposent des règles d’autant plus strictes, a noté M. McKeogh. La plupart d’entre elles demandent à leurs employés de ne pas avoir consommé d’alcool dans les 12 heures avant leur quart de travail.

C’est la politique préconisée par Sunwing, a indiqué dans un courriel la porte-parole de la compagnie, Jacqueline Grossman.

Sunwing emploie quelque 350 pilotes canadiens et embauche contractuellement jusqu’à 60 pilotes étrangers par périodes achalandées, a affirmé Mme Grossman.

Les pilotes étrangers doivent recevoir un permis de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ainsi qu’une validation de permis étranger par Transports Canada.

«De plus, tous les pilotes étrangers reçoivent un entraînement et sont approuvés par le département de formation des opérations aériennes de Sunwing avant de pouvoir piloter un avion Sunwing», a assuré Mme Grossman.

Quelques jours avant l’incident survenu samedi à Calgary, un autre pilote soupçonné d’avoir les facultés affaiblies a fait les manchettes en Indonésie.

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