Andrew Vaughan Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

UPPER BIG TRACADIE, N.-É. — Un vétéran de la mission canadienne en Afghanistan, sa femme, sa mère et sa fille de 10 ans ont été trouvés morts, abattus par balle, à l’intérieur d’une résidence du nord-est de la Nouvelle-Écosse, mardi soir.

Les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avaient été appelés vers 18 h, mardi, à une résidence d’Upper Big Tracadie, une petite communauté majoritairement noire d’une quarantaine de personnes située au sud de Tracadie, près de l’île du Cap-Breton.

Selon les informations divulguées mercredi par la police, il semble que l’homme de 33 ans se soit enlevé la vie, avec une arme à feu. Les femmes, âgées de 52 et 31 ans, ainsi que la fillette de 10 ans seraient aussi mortes de blessures par balle. Deux armes à feu ont été retrouvées sur les lieux du drame et la police n’a relevé aucun signe d’effraction dans la résidence.

Une source au ministère de la Défense nationale a identifié le vétéran: il s’agit de Lionel Desmond, qui a été caporal au sein du Deuxième Bataillon du Royal Canadian Regiment, basé à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Selon cette source militaire, M. Desmond avait participé à une mission en Afghanistan en 2007 et il avait été libéré de l’armée en juillet 2015.

Avant sa libération, il avait reçu pendant un an, à Gagetown, des soins de l’Unité interarmées de soutien du personnel — qui s’occupe des militaires blessés ou malades, notamment ceux qui souffrent de trouble de stress post-traumatique.

Catherine Hartling, une voisine et la tante de la victime de 31 ans, a raconté mercredi qu’à son retour d’Afghanistan, on avait diagnostiqué chez M. Desmond un trouble de stress post-traumatique.

«Il n’allait vraiment pas bien», a raconté Mme Hartling. «Ils ont essayé de l’aider. Ils l’ont envoyé à Montréal, puis l’ont ramené et lui ont prescrit des médicaments.»

Mme Hartling est convaincue que le drame de mardi est lié à ce trouble de stress post-traumatique, qui n’était pas vraiment soigné chez M. Desmond. «Parfois il semblait normal, et puis tout à coup il partait, il se fâchait, il se mettait à sacrer, et ça n’arrêtait plus. C’est difficile de renvoyer quelqu’un dans sa communauté, comme ça, après ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu (…) Ça doit cesser, tout ça. J’espère qu’ils vont mener une enquête.»

Mme Hartling a indiqué que sa nièce de 31 ans était infirmière à l’hôpital St. Martha’s, à Antigonish. La fillette avait eu 10 ans trois jours après Noël et elle venait mardi de retrouver sa classe de cinquième année. La victime plus âgée était la mère de Lionel Desmond et elle était en visite pour les Fêtes, a raconté Mme Hartling.

La caporale Jennifer Clarke, de la GRC, a assuré que la population ne courait aucun risque, ce qui indique que la police ne recherche aucun suspect dans cette affaire. Mme Clarke n’a pu dévoiler d’autres détails puisque les policiers n’en sont qu’aux balbutiements de l’enquête.

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