MONTRÉAL — Alain Juneau, ex-policier de la Sûreté du Québec (SQ) accusé d’agressions sexuelles contre des femmes autochtones, est mort le 1er janvier à son domicile.

C’est ce qu’a confirmé par courriel le bureau du coroner, mercredi, indiquant que le décès du résidant de Rimouski, âgé de 56 ans, faisait l’objet d’une enquête. Toute information quant aux causes probables et aux circonstances du décès sera contenue dans le rapport du coroner, «qui sera rendu public au cours des prochains mois», a-t-on ajouté.

Des accusations criminelles ont été portées en novembre dernier contre le policier à la retraite pour des faits allégués remontant aux années 1980 et 1990 alors qu’il travaillait à Schefferville, sur la Côte-Nord.

Il était l’un des deux policiers accusés après la conclusion par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’une vaste enquête sur les plaintes par des femmes autochtones concernant des cas de violence et d’agressions sexuelles dans le nord du Québec.

Au départ, six policiers de la Sûreté du Québec dans la ville de Val d’Or, en Abitibi-Témiscamingue, faisaient l’objet d’investigation sur de la violence et des agressions sexuelles alléguées à l’endroit de femmes autochtones dans la foulée d’un reportage-choc d’«Enquête» de Radio-Canada en 2015.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec avait mandaté le SPVM pour enquêter sur ces allégations. En avril 2016, la police de Montréal comptait 38 dossiers d’agressions par des policiers, incluant des allégations de viol, d’agression sexuelle et de harcèlement.

En novembre, les procureurs de la Couronne concluaient toutefois que la preuve n’était pas suffisante dans le cas des six policiers à Val d’Or, mais déposaient des accusations contre Alain Juneau et un membre de la police autochtone, Jean-Luc Vollant, pour des faits allégués remontant aux années 1980 et 1990 à Schefferville.

Alain Juneau avait plaidé coupable en août 2014 à des accusations d’incitation à des contacts sexuels et de contact sexuel sur une personne de moins de 16 ans au palais de justice de Matane. Il avait écopé d’une peine de 90 jours.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Il faut bien lire que les six policiers à Val d’Or faisaient l’objet d’allégations (et non qu’ils étaient accusés).

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