MONTRÉAL — Tom Harding, le conducteur du train qui a déraillé et causé la mort de 47 personnes à Lac-Mégantic, ne demandera pas l’arrêt des procédures criminelles intentées contre lui en raison des longs délais écoulés depuis son arrestation, a indiqué son avocat, Thomas Walsh.

Même s’il avait envisagé dans le passé de formuler cette demande, Me Walsh a affirmé en entrevue téléphonique, jeudi, que son client veut faire face à la situation et ne pas donner l’impression qu’il cherche à se défiler et à éviter son procès.

Et puis, il ne s’agit pas d’un accident ordinaire, dit l’avocat, mais d’un très gros accident qui a fait 47 morts, en juillet 2013.

Lors du procès, M. Harding pourra donner sa version des faits et faire valoir qu’il n’a pas commis de négligence criminelle, a-t-il ajouté.

Il explique qu’il est important, pour les citoyens de Lac-Mégantic et pour son client, que le procès ait lieu.

Me Walsh dit que Tom Harding a une bonne défense et que la Couronne ne pourra pas prouver que ses gestes représentent un écart marqué des normes de sécurité dans de pareilles circonstances.

Son procès aura lieu dès septembre 2017. Le procès sera aussi celui de l’entreprise propriétaire du train, la Montreal Maine & Atlantic (MMA), ainsi que de Richard Labrie et de Jean Demaître, deux autres hommes accusés à la suite de la tragédie ferroviaire.

Ils font tous face à 47 chefs d’accusation de négligence criminelle ayant causé la mort.

La Couronne prévoit que le procès durera six mois, dit Me Walsh, mais il précise avoir au moins deux demandes à présenter à un juge d’ici là, dont la tenue d’un procès distinct pour son client et aussi la divulgation de preuves provenant du Bureau de la sécurité des transports (BST), qui a enquêté sur l’accident ferroviaire.

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