BRANDON, Man. — Un jeune Manitobain qui avait plaidé coupable à une accusation d’incitation au terrorisme ne sera plus détenu, mais il devra respecter de strictes conditions de libération et porter pendant plus de deux ans un dispositif de surveillance à distance.

Le jeune homme ne peut être identifié parce qu’il était âgé de 16 ans au moment où il a été accusé d’avoir publié, dans les médias sociaux, des messages qui incitaient les lecteurs à joindre les combattants de Daech (le groupe armé État islamique) à l’étranger, ou de mener la lutte ici même au pays, a-t-on appris au tribunal.

Il était détenu à Brandon depuis son arrestation en novembre 2015, et il a plaidé coupable en 2016.

Le juge John Coombs, de la Cour du Manitoba, a pris en compte les quelque 14 mois passés en détention préventive, et il a prononcé lundi une ordonnance de placement différé de six mois et deux ans de probation. Cette période de probation est assortie d’un couvre-feu, de consultations psychosociales, d’une interdiction d’utiliser un ordinateur et de l’exigence de porter un dispositif de surveillance à distance.

Le juge Coombs a estimé que les menaces de l’adolescent, quoique sérieuses, semblaient plus théoriques et n’avaient pas de liens véritables avec la réalité.

Lors d’une précédente audience, en novembre dernier, le garçon avait présenté ses excuses et expliqué qu’au moment des faits reprochés, il traversait une crise d’identité.

Dans une brève déclaration, lundi, il a assumé toute la responsabilité de ses actes.

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