MONTRÉAL — Alors que les ambulanciers paramédicaux syndiqués à la FTQ ont annoncé leur débrayage le 19 janvier, ceux de la CSN continuent à accumuler à leur tour les votes de grève.

Lundi, les syndicats représentant environ la moitié de ceux qui sont syndiqués à la CSN avaient voté en faveur de la grève, avec des services essentiels moindres.

Ils avaient déjà obtenu des mandats de grève en vue d’un débrayage qui devait être déclenché à la mi-décembre dernier. Mais à la dernière minute, juste avant de discuter des services essentiels devant le tribunal, les syndicats de la CSN avaient changé de stratégie et décidé de sonder de nouveau leurs membres sur la grève, mais en offrant moins de services essentiels que prévu. C’est donc sur ce nouveau mandat que les membres sont présentement consultés.

Le coup de sonde doit être terminé avant le 20 janvier, a précisé au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

Et jusqu’ici, ce sont des mandats «aussi forts» que ceux qui avaient été obtenus en proposant davantage de services essentiels, a souligné M. Gagnon.

Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015. «On arrive bientôt à deux ans de la négociation. Alors, la seule option qui se présente devant nous est d’exercer une grève traditionnelle. Alors, les gens sont prêts à le faire, parce qu’on est rendu là», a commenté M. Gagnon.

Les points en litige portent sur les salaires, l’organisation du travail, la retraite progressive, les horaires de faction, la charge de travail et les questions de santé et sécurité au travail.

M. Gagnon précise que des négociations ont toujours cours avec Urgences-Santé, mais elles ne sont guère avancées. Mais du côté de la Corporation des services d’ambulance, qui regroupe la grande majorité des employeurs à l’extérieur de la métropole, il n’y a pas de séance de négociation prévue, mais, au contraire, les questions normatives ont été négociées.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux s’est retiré des tables de négociation et a délégué son pouvoir de négociation aux entreprises ambulancières, avec une enveloppe budgétaire en conséquence. Toutefois, selon la Corporation des services d’ambulance, ces entreprises ne connaissent pas la totalité du budget dont elles disposeront pour toute la durée des conventions collectives — ce qui nuit à leur capacité de négocier.

Les syndicats demandent d’ailleurs au ministère de se réengager dans la négociation, ce que celui-ci refuse de faire.

La Fraternité des travailleurs du préhospitalier, section locale 592 de la FTQ, représente quelque 1000 ambulanciers dans plusieurs régions du Québec. La FSSS-CSN en représente 3600; il s’agit d’ambulanciers paramédicaux, de répartiteurs et d’employés de soutien, notamment au sein d’Urgences-Santé qui dessert Montréal et Laval.

Aussi dans National :

blog comments powered by Disqus