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Un fumeur sur deux meurt à cause du tabac, et presque la même proportion des Québécois (46%) a un proche ayant souffert du tabagisme, a révélé mardi le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) à l’occasion du lancement de la 40e Semaine pour un Québec sans tabac, qui se déroulera du 15 au 21 janvier.

«La réalité, c’est ça. Ce drame se produit toujours auprès de quelqu’un qu’on aime, a avancé le directeur général du CQTS, Mario Bujold. On pense aux victimes, mais les proches souffrent énormément».

Ce message de sensibilisation s’incarnera, entre autres, par deux publicités qui seront diffusées à la télévision, où on voit un père et une mère, une épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Ils sont accompagnés de leurs proches, qui s’inquiètent des conséquences de leur utilisation du tabac.

Un nouveau portail web, qui contient des outils d’information, de prévention et d’aide pour arrêter de fumer, est aussi maintenant en ligne.

Arrêter de fumer n’est pas facile, concède le docteur Horacio Arruda, directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint au ministère de la Santé et des Services sociaux, mais il affirme que c’est possible. «Il existe toute une gamme de services, comme la ligne téléphonique 1-866-JARRETE et les centres d’abandon du tabagisme.»

«Il ne faut pas écoeurer les fumeurs, on est là pour les aider, a-t-il souligné. Le docteur Arruda a rappelé l’objectif du gouvernement provincial de faire passer à 10% le taux de fumeurs d’ici 2025; un taux qui se situe actuellement à près de 20%, ce qui représente 1,4 millions de fumeurs. Le tabagisme est, prévient-il, la «première cause de décès évitables».

«Tu pues, maman»
Colette Provencher, qui est porte-parole de la Semaine, a évoqué le souvenir de son père, décédé du cancer du poumon. «Il n’a pas connu ses petits-enfants. Ça me manque. J’aurais aimé qu’il soit présent». La présentatrice météo, qui a déjà été fumeuse, a aussi raconté que ses enfants lui ont déjà dit: «Tu pues, maman» alors qu’ils lui donnaient un bec. «J’ai décidé de m’offrir d’arrêter de fumer à 37 ans». Mme Provencher a exhorté les fumeurs à se donner le temps d’arrêter. «Faites-vous un plan. Ça m’a pris un an», a-t-elle confié.

Des statistiques
Selon Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), le tabac est responsable d’une hospitalisation sur trois au Québec.
– Il est à l’origine d’un décès sur six dans la province;
– Il occasionne 4G$ de frais en santé et en pertes de productivité par année à la société québécoise.

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