MONTRÉAL — La coporte-parole de Québec solidaire et députée de Gouin à l’Assemblée nationale, Françoise David, a annoncé son retrait de la vie politique. Voici quelques moments marquants de sa carrière :

Une famille très politisée

Françoise David naît en 1948 à Montréal dans une famille très liée à la politique. Son grand-père, Athanase David, a été député de Terrebonne pendant une vingtaine d’années, tandis que son père, le cardiologue Paul David, a été sénateur de 1985 à 1994.

Sa soeur Hélène David est aussi engagée en politique comme ministre de l’Enseignement supérieur dans le gouvernement de Philippe Couillard, tandis que son frère Charles-Philippe David, analyste en politique américaine, est titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM.

D’«En lutte» à «Du Pain et des roses»

Françoise David fait des études en service social, puis milite dans des mouvements de lutte sociale, dont l’organisation marxiste-léniniste En lutte!, de 1977 à 1982.

Coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes du Québec au milieu des années 80, elle est élue présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) en 1994. Elle organise la marche des femmes contre la pauvreté Du pain et des roses en 1995, ainsi que la marche mondiale des femmes contre la pauvreté, en 2000.

Le premier ministre Lucien Bouchard lui remet l’insigne de chevalière de l’Ordre national du Québec, en 1999, pour son engagement social.

L’engagement en politique

Elle quitte la tête de la FFQ en 2001 pour fonder le mouvement D’abord solidaires. Puis en 2004, le mouvement se transforme en parti politique, Option citoyenne. L’année suivante, en réponse au manifeste «Pour un Québec lucide», elle est la signataire du manifeste «Pour un Québec solidaire».

Son parti fusionne avec l’Union des forces progressistes pour former Québec solidaire, en 2006. Elle partage le titre de porte-parole avec Amir Khadir.

Après un échec à l’élection de 2007, Québec solidaire fait élire son premier député en 2008, avec M. Khadir dans Mercier. Quatre ans plus tard, Mme David le rejoint à l’Assemblée nationale comme députée de Gouin.

La colère comme moteur

Dans son livre «De colère et d’espoir», publié en 2011, elle écrit que l’indignation est au coeur de son engagement.

«La colère est un moteur pour l’action. Et l’action est possible, car déjà entamée partout! Mais la colère sans l’amour est vaine. Vengeresse et revancharde. Les plus grandes révolutions, la révolution féministe par exemple, sont fondées sur l’amour pour les personnes avec qui l’on se bat, construit, discute. Avec qui l’on vit, tout simplement.»

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