TORONTO — Le gouvernement fédéral a alloué 146 000 $ supplémentaires à une dizaine de groupes et d’individus qui s’opposent à l’enfouissement de déchets nucléaires près des rives du lac Huron.

La plus grande partie des nouveaux fonds octroyés par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale est destinée aux communautés autochtones pour qu’elles participent à une étude sur la sûreté du projet près de Kincardine, en Ontario.

La communauté Historic Saugeen Métis s’est vu attribuer un peu plus de 54 000 $, soit la moitié de l’argent versé aux groupes autochtones.

Le financement vise à permettre aux récipiendaires de participer à l’élaboration d’une recommandation finale qui sera remise à la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, et qui cherche à déterminer si le projet du producteur d’électricité Ontario Power Generation (OPG) devrait être autorisé et, dans l’affirmative, dans quelles conditions.

Des groupes environnementaux et d’autres militants opposés au projet recevront aussi du financement.

Cette nouvelle somme s’ajoute aux 455 000 $ déjà versés à environ deux douzaines de groupes et de particuliers.

Le site d’enfouissement de déchets nucléaires, estimé actuellement à environ 2,4 milliards $, prévoit l’entreposage de 200 000 mètres cubes de résidus nucléaires de radioactivité moyenne ou faible à 680 mètres sous terre, dès 2026. Le site serait situé à environ 1,2 kilomètre du lac Huron.

Des dizaines de communautés des Grands Lacs des deux côtés de la frontière ont adopté des résolutions ou ont exprimé leur opposition quant au stockage de déchets dangereux près d’une source d’eau aussi importante.

En 2015, un comité d’évaluation conjoint avait convenu avec OPG qu’il s’agissait du moyen le plus sûr pour traiter les déchets radioactifs et lui avait donné un feu vert provisoire.

Or, le gouvernement fédéral retarde depuis sa décision et a récemment demandé à OPG d’élaborer un rapport sur des emplacements alternatifs. Le rapport d’OPG soutient que le transport par camion des matières radioactives — potentiellement d’un bout à l’autre de la province — poserait plus de risques pour la santé et la sécurité que de les enterrer à la centrale Bruce, où une grande partie est produite.

L’étude, considérée comme extrêmement inadéquate par les opposants au projet, est maintenant devant l’agence d’évaluation qui prépare ses recommandations finales pour la ministre de l’Environnement.

Catherine McKenna doit rendre une décision d’ici la fin de l’année ou au début de l’an prochain.

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