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Le nombre d’infractions pour utilisation du cellulaire au volant a diminué en 2014 et en 2015, révèle un document de la Société d’assu­rance automobile du Québec (SAAQ).

Selon des données rendues publiques par la SAAQ, en 2013 67 907 constats d’infraction pour «conduite en faisant usage d’un appareil tenu en main muni d’une fonction téléphonique» ont été émis, un sommet depuis l’entrée en vigueur de la loi interdisant l’usage du cellulaire au volant en 2008. En 2014, ce sont 64 268 [NDLR : données complètes à 99,5 %] infractions qui ont été commises et en 2015, 49 199 [NDLR : données complètes à 96,1 %].

Le sergent Claude Denis de la Sûreté du Québec (SQ) estime que, si la situation s’améliore, c’est que l’usage du cellulaire au volant est de moins en moins accepté socialement. «Beaucoup de gens signalent les personnes qui utilisent leur cellulaire au volant, observe-t-il. Par ailleurs, le lien entre texto et illégalité se fait davantage.»

En 2015, la SQ a noté une diminution de 11 % de ce type d’infractions sur son territoire. «Il y a eu les campagnes de sensibilisation et les opérations liées à cette question, juge M. Denis. Mais il y a d’autres facteurs, comme les fonctions téléphoniques intégrées aux nouvelles voitures.»

À la SAAQ, on refuse de commenter les chiffres de 2015 avant qu’ils ne soient complets. «Il y a de plus en plus de fonctions sur les téléphones et il y a eu plus de contrôles de la part des policiers, ce qui peut expliquer la hausse jusqu’en 2013», analyse Audrey Chaput, relationniste auprès des médias.

Si les infractions diminuent, l’usage du cellulaire demeure quand même inquiétant. «Près de 50 % des accidents qui font des victimes ont la distraction comme facteur contributif, et on sait que le cellulaire est une des plus grandes distractions», indique Mme Chaput.

Jeunes surreprésentés
Selon les données de la SAAQ, les 25-34 ans sont les plus délinquants en ce qui a trait à l’usage du cellulaire au volant. Ceux-ci ont commis 27,5 % des infractions de 2008 à 2015, alors qu’ils représentent 16,2 % des conducteurs.

Les 35-44 ans, qui comptent pour 17,7 % des détenteurs de permis, arrivent bon deuxièmes, avec 26,5 % des infractions commises.

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