TORONTO — Un Canadien a été condamné à quatre ans d’emprisonnement aux États-Unis pour avoir dirigé une opération internationale de blanchiment d’argent à partir du Costa Rica.

Selon les documents de la cour, le stratagème frauduleux impliquait la firme de courtage Moneyline située dans la capitale, San Jose. Elle empruntait également les noms Trinity Asset Services, Sandias Azucaradas et Vanilla Sky.

En octobre, Michael Randles avait plaidé coupable à un chef d’accusation de complot pour blanchiment d’argent.

L’exposé conjoint des faits indique que Moneyline, qui a vu le jour en 2002, effectuait d’abord des transactions de «penny stocks» — des actions à valeur minime et volatile.

Ces titres transigeaient par l’entremise de comptes de courtage en Europe et aux États-Unis afin de «dissimuler la source véritable, l’appartenance et le contrôle des actions, de même que les recettes de leur liquidation».

La forme de manipulation boursière impliquant des «penny stocks» exagère les mérites d’un titre pour séduire des investisseurs naïfs et en faire gonfler le cours. Puis, les comploteurs revendent massivement et à fort prix, provoquant une dégringolade subite du cours.

Michael Randles, âgé de 49 ans, a déjà passé 11 mois de détention en Espagne, alors qu’il contestait son extradition vers les États-Unis. Sa sentence, rendue par la Cour de district de l’est de Virginie, prévoit la restitution d’un montant qui reste à déterminer, de même que trois ans de probation.

Les procureurs américains se sont engagés à ne pas s’opposer à son transfert au Canada s’il en fait la demande et obtient le feu vert des deux gouvernements fédéraux.

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