GATINEAU, Qc — Un ancien technicien médical accusé d’avoir conduit des examens inutiles et inappropriés dans des centres de recrutement de l’armée en Ontario est allé à la barre, vendredi, pour nier en bloc les allégations des six présumées victimes.

L’officier marinier à la retraite James Wilks fait face à un chef d’agression sexuelle et à huit chefs d’abus de confiance relativement à des plaintes déposées à Thunder Bay, à London et à Windsor.

Six femmes affirment qu’il leur avait demandé de dénuder leur poitrine lors de visites médicales de routine, dans le cadre du processus d’admission dans les Forces armées canadiennes. L’une d’entre elles affirme que James Wilks l’a touchée sous prétexte d’effectuer un examen des seins.

L’accusé, qui dit avoir mené plus de 3000 examens médicaux lors de ses 25 ans de carrière, nie tout.

Contre-interrogé par le procureur Adam Van Der Linde, il a reconnu qu’une femme avait brièvement exposé ses seins, mais il a ajouté qu’elle s’était dévêtue par sa propre initiative.

Devant la cour martiale, il a admis avoir été reconnu coupable de voie de fait et d’abus de confiance au cours des six dernières années.

La cour a également appris que ces recrues potentielles avaient reçu des lettres les informant qu’elles n’auraient pas à subir des examens des seins ou des parties génitales. On leur avait également indiqué de garder leurs sous-vêtements et leur chandail, à moins qu’elles ne préfèrent une jaquette.

Lors de leur témoignage, la semaine dernière, plusieurs des plaignantes se sont dites initialement réticentes à porter plainte, par crainte de nuire à leur carrière militaire.

Vendredi, le major Van Der Linde a souligné la position d’autorité dans laquelle se trouvait l’accusé puisque l’examen médical déterminerait leur admission dans l’armée.

«En tant qu’assistant médical qui conduisait ces examens, vos formulaires signés se rendraient jusqu’au médecin responsable du recrutement, a-t-il soutenu. Donc, vous aviez le pouvoir de dire, sur ces formulaires, si une recrue potentielle ne respectait pas les standards, n’est-ce pas?»

«Je ne crois pas que  »pouvoir » soit le bon mot», s’est défendu James Wilks.

La poursuite et la défense présenteront leur plaidoirie finale la semaine prochaine, après quoi un comité de cinq militaires en fonction délibérera du verdict.

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