(Photo gracieuseté – Université Laval) Geneviève Belleville est professeure en psychologie à l’Université Laval depuis 2009.

Tristement, la dernière décennie a été marquée par de nombreuses tragédies aux quatre coins de la planète. À un tel point que le 1er octobre 2015, le président américain de l’époque, Barack Obama, avait déploré que cela était devenu une «habitude».

Geneviève Belleville, Ph. D. en psychologie et professeure à l’Université Laval depuis 2009, est une spécialiste des troubles anxieux et des chocs post-traumatiques. Selon elle, il y a plusieurs façons de réagir devant les différentes tragédies, que ce soit une fusillade ou un attentat terroriste.

«Devant un traumatisme, la réaction émotive peut engendrer un besoin de s’exprimer ou encore de garder cela pour soi. C’est du cas par cas. Chaque tragédie a ses particularités.»

À certaines occasions, il n’est pas rare d’entendre des citoyens, ou de lire des internautes, qui expriment leur indifférence face aux événements. Pourquoi?

«[L’être humain] peut être porté à se protéger. Il est difficile d’inclure dans notre vision que des gens peuvent avoir des pensées aussi radicales et malintentionnées.»

Mme Belleville cite différentes études, faites auprès de citoyens de pays en guerre civile, qui ont prouvé qu’il était possible de s’adapter à une certaine forme de violence, en conservant un bon sommeil et en poursuivant les activités quotidiennes, malgré le contexte de guerre civile.

Impossible de s’y préparer
L’Europe, notamment la France, a été grandement ciblée par les terroristes, notamment pour les événements de Charlie Hebdo, de Paris ou de Nice, entre autres. Chaque fois, la population québécoise s’est empressée d’envoyer ses condoléances aux dirigeants français par l’entremise des hommes politiques de la Belle Province.

«L’empathie, c’est être en mesure de se mettre à la place d’une autre personne, d’imaginer ses émotions sans les vivre. Les Français sont considérés comme nos cousins, nos populations se ressemblent et nous parlons la même langue, alors nous sommes peut-être plus enclins à manifester notre empathie à leur égard.»

À plusieurs reprises, une question planait à travers la province: «Est-ce qu’un jour, le Québec sera la cible d’un attentat terroriste?» Souvent, la réponse portait à être positive, selon plusieurs experts invités à se prononcer sur le sujet.

«Peut-on se préparer à quelque chose d’imprévisible? Sachant que nous ne sommes pas à l’abri, rien ne signifie qu’on peut banaliser cela quand ça arrive.»

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