Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — Monique Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec et maintenant membre du Conseil canado-américain sur l’avancement des femmes d’affaires et entrepreneures, dit avoir communiqué ses préoccupations au président Donald Trump sur cet enjeu afin d’améliorer la situation au Canada et aux États-Unis.

Mme Leroux était présente à la table ronde qui a été organisée par l’administration Trump et le gouvernement Trudeau, lundi, à la Maison-Blanche, pour marquer la création de cette initiative, qui vise à favoriser la croissance des entreprises appartenant à des femmes de manière à ce qu’elles contribuent à la croissance économique, à la concurrence et à l’intégration des deux économies.

Le bureau du premier ministre précise que le conseil recommandera des façons de retirer les barrières pour augmenter la compétitivité pour les femmes d’affaires, en plus de s’attaquer aux enjeux touchant les travailleuses, incluant celles occupant des postes de direction.

Lors d’une brève entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, Mme Leroux a raconté qu’elle avait pu parler au président des mesures qui devraient être mises en place pour que les femmes soient plus présentes dans les équipes de direction et les conseils d’administration.

«J’ai insisté sur les mesures très (progressistes) du Canada et du Québec. Il a trouvé ça extrêmement intéressant et stimulant», a-t-elle relaté.

Elle a aussi souligné l’importance de travailler à accroître le nombre d’entrepreneures.

«Il nous reste du travail à faire — c’est vrai au Canada, c’est vrai aux États-Unis — sur l’importance de soutenir l’entrepreneuriat féminin par un accès au capital, la mise en place de réseaux et par une forme de « coaching »», a-t-elle expliqué.

Cette table ronde s’est tenue dans la salle du cabinet de la Maison-Blanche, juste après la rencontre bilatérale entre le premier ministre Trudeau et le président Trump. «Le climat me semblait très convivial, je pense que leur rencontre précédente s’était bien déroulée», a témoigné Mme Leroux.

Monique Leroux est accompagnée de quatre Canadiennes, qui travailleront avec cinq autres femmes d’affaires américaines dans le cadre de cette initiative. Les Canadiennes Annette Verschuren, présidente et chef de la direction de NRStor, et Dawn Farrell, de TransAlta, font notamment partie du comité.

«On est très, très engagées, les dix femmes qui sont autour de la table. On se connaît, on s’entend bien», a souligné Mme Leroux.

Les défis «uniques» des femmes entrepreneures

Le premier ministre Trudeau et le président Trump se sont engagés à travailler pour faciliter l’avancement des femmes d’affaires, un enjeu clé pour la croissance économique, selon les deux dirigeants.

«Pour créer de la croissance économique et plusieurs très bons emplois bien payés, nous devons nous assurer que notre économie est un endroit où les femmes peuvent travailler et s’épanouir», a déclaré Donald Trump, lundi, lors de la table ronde avec M. Trudeau et les nombreuses femmes d’influence à Washington.

«Nous avons besoin de politiques qui aident à garder les femmes dans le marché du travail et de remédier aux obstacles uniques auxquelles font face les entrepreneures — et ils sont uniques», a indiqué M. Trump, qui a ouvert la rencontre en soulignant qu’il avait lui-même employé plusieurs femmes dans les postes de direction de son empire avant de devenir président.

«Nous devons aider les femmes à gérer les exigences d’avoir un emploi et une famille et nous devons aussi faciliter l’accès au capital pour les entrepreneures», a-t-il ajouté.

M. Trudeau a dit qu’il avait entendu des plaintes similaires sur de tels obstacles — et des solutions pour y remédier — de la part de femmes d’affaires qu’il a rencontrées lors de ses voyages.

«Chaque fois que je m’assois avec une dirigeante, je sais qu’elle a dû franchir des obstacles importants qui existent et qu’elle est ainsi susceptible d’avoir une meilleure compréhension sur la façon d’assouplir ces obstacles pour les autres, mais elle peut être aussi une collaboratrice formidable pour le succès en affaires et celui de notre économie», a affirmé M. Trudeau.

«Selon moi, il ne faut pas juste faire la bonne chose, mais il faut aussi comprendre que les femmes dans les postes de direction peuvent être un puissant levier pour le succès des entreprises, des communautés et pour toute notre économie», a-t-il poursuivi.

Une source haut placée au gouvernement a révélé que l’idée de cette table ronde venait de la chef de cabinet du premier ministre, Katie Telford, qui aurait discuté du sujet avec la Maison-Blanche. Dina Powell, une assistante de M. Trump et sa conseillère principale en matière d’économie, ainsi que le gendre du président, Jared Kushner, qui est aussi l’un de ses conseillers, se sont ensuite impliqués pour organiser la rencontre.

La fille du président, Ivanka Trump, qui est mariée à M. Kushner et qui a fait la promotion de la garde d’enfants et des congés de maternité pendant la campagne électorale, était assise aux côtés de M. Trudeau lors de l’événement. Elle a dit qu’elle avait hâte d’entendre les idées des dirigeantes pour faciliter la vie des femmes.

Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. Elyse Allen, de GE Canada, n’est pas Canadienne, contrairement à ce qu’indiquait la version précédente.

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