David Rossiter David Rossiter / La Presse Canadienne

LETHBRIDGE, Alb. — Le fils aîné de Martin Luther King Junior a fait mardi l’éloge du Canada, «phare de liberté» — et il a demandé au monde de ne pas désespérer des États-Unis.

Invité à prendre la parole dans le cadre d’une conférence sur le leadership à Lethbridge, en Alberta, Martin Luther King III a soutenu que le président américain Donald Trump devra réaliser très rapidement que le progrès va toujours de l’avant, quoi qu’il arrive, parce que l’humanité sait résister.

Il a soutenu que le peuple américain est bien meilleur que l’image qui se dégage aujourd’hui des États-Unis et qu’il ne faut pas perdre espoir, même si les choses semblent parfois bien sombres.

Le fils aîné du militant afro-américain des droits civiques assassiné en 1968 a pu rencontrer en privé le nouveau président américain avant son assermentation. Il estime que l’administration Trump a connu un «départ difficile» mais il espère qu’elle saura trouver un juste équilibre en matière d’immigration.

Même s’il ne partage pas ses orientations politiques, M. King doit par ailleurs admettre que ce président tient ses promesses. Il reconnaît aussi en lui un homme d’affaires qui a connu du succès et qui tente de gouverner le pays comme une entreprise — sauf qu’une machine gouvernementale bouge très lentement, rappelle-t-il.

Martin Luther King III a noté que les élections de mi-mandat, dans deux ans, permettront au peuple américain de dresser le bilan de cette administration.

«Le taux de participation sera probablement plus important que par le passé», a-t-il prédit.

M. King a encouragé les participants à la conférence à s’investir dans le progrès social, notamment par la lutte aux changements climatiques ou à la violence conjugale, ou encore par l’amélioration des occasions pour les immigrants.

Il a rappelé une série de conférences données par son père il y a 50 ans à Toronto, au cours desquelles il rendait hommage au Canada pour avoir accueilli des esclaves qui fuyaient les États-Unis en empruntant le «chemin de fer clandestin» au milieu du 19e siècle. Le fils King a rappelé que le Canada continue aujourd’hui d’être une terre d’accueil pour les immigrants du monde entier.

«Je souhaite, moi aussi, exprimer ma gratitude au Canada, a indiqué M. King. Non seulement pour avoir été un havre face à l’asservissement et l’esclavage, mais aussi pour avoir fourni un formidable exemple, qui établit encore aujourd’hui les plus exigeantes normes de liberté, de justice et d’inclusion.»

M. King a aussi eu des bons mots pour Justin Trudeau, avec qui il a travaillé avant son élection. Il a notamment salué la formation par le premier ministre libéral d’un cabinet à parité hommes-femmes.

«Soyez assurés que des millions de gens aux États-Unis et ailleurs dans le monde se tournent vers le Canada, l’une des nations les plus progressistes de la planète, pour s’en inspirer.»

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