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Même si le nombre de donneurs potentiels référés à Transplant Québec par les hôpitaux a augmenté régulièrement depuis 10 ans, le nombre de personnes transplantées stagne depuis 2013.

Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec avait plusieurs raisons de se réjouir du bilan 2016 de son organisation dévoilé jeudi. Tout d’abord, le nombre de donneurs potentiels référés par les hôpitaux a augmenté de 60% depuis 2010.

«C’est notamment dû aux efforts de formation du personnel hospitalier entrepris depuis 2010 quand le Québec a pris conscience qu’il pouvait mieux faire», explique M. Beaulieu qui mentionne que près de 5 000 personnes ont suivi la formation en ligne de Transplant Québec depuis 2012.

De même, le pourcentage de refus de transplantation chez familles en deuil a diminué pour une deuxième année consécutive et est passé de 26% à 21%. «La présence de médecins coordonnateurs en don d’organes dans 10 établissements catalyse le développement d’une culture en don d’organes», affirme Transplant Québec. «C’est de parler du sujet en famille quand on est encore vivant et de signer le registre si on souhaite donner ses organes», ajoute Louis Beaulieu.

Malgré tout, le nombre de personnes transplantées stagne autour de 500 cas depuis 2013. «Il y a plusieurs facteurs liés à l’âge des patients et à la hausse substantielle des cas où l’on prélève l’organe, mais ce dernier ne peut être transplanté chez le receveur pour des raisons techniques sur lesquelles il faudra se pencher», précise le directeur de Transplant Québec.

L’année dernière, 480 personnes ont néanmoins reçu une transplantation au Québec. La moitié d’entre eux ont reçu un rein, le quart a reçu un foie, alors qu’une centaine d’autres se sont vu greffer de nouveaux poumons ou un nouveau cœur.

Selon une étude économique réalisée en 2012 par l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, la transplantation d’un rein permet d’économiser en frais de santé 53 000$ par an et par patient dès la deuxième année, sans parler des sommes récupérées en terme d’impôts par le retour sur le marché du travail des personnes souffrant d’insuffisance rénale.

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