WASHINGTON — Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a annoncé qu’il ne serait pas impliqué dans le processus d’approbation du projet d’oléoduc Keystone XL après avoir passé des années à la tête d’une entreprise pétrolière qui détenait des investissements dans les sables bitumineux de l’Alberta.

Le département d’État a envoyé une lettre, jeudi, à Greenpeace, indiquant qu’il s’était récusé du dossier de Keystone XL il y a un mois et qu’il n’avait pas participé au processus depuis ce temps.

Le dossier Keystone appartient techniquement à son département, qui décide de délivrer des permis pour les oléoducs qui entrent aux États-Unis à partir de l’étranger.

L’organisme Greenpeace avait envoyé une missive pour demander comment M. Tillerson pouvait se montrer neutre dans ce dossier alors qu’il a dirigé l’entreprise Exxon, qui était impliquée dans des projets de sables bitumineux en Alberta.

Dans tous les cas, l’administration de Donald Trump a déjà signifié qu’elle avait l’intention d’approuver la construction de l’oléoduc et a donné 60 jours au département d’État pour se prononcer sur la demande d’autorisation formulée par TransCanada.

Le projet d’oléoduc, qui transporterait près du quart des exportations de pétrole du Canada vers les États-Unis, a suscité la controverse au sein du gouvernement américain et la précédente administration Obama l’avait même refusé.

Les groupes environnementaux prévoient cependant poursuivre leur lutte contre le projet. Par exemple, l’organisme Greenpeace informé M. Tillerson qu’il allait communiquer ses inquiétudes au bureau d’éthique gouvernementale des États-Unis et au conseiller juridique du département d’État.

L’administration Trump devrait approuver le projet d’ici quelques semaines, mais ce dossier ne sera pas pour autant classé. Les opposants au projet promettent de manifester et d’amener l’affaire devant les tribunaux.

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