TC Media – Claude Hébert Le sergent Sylvain Landry explique le mode de fonctionnement du pistolet à impulsion électrique.

Les policiers de Granby ajoutent un nouvel élément à leur coffre à outils avec le déploiement des armes à impulsion électrique.

«À l’instar du poivre de Cayenne et du bâton télescopique, l’arme à impulsion électrique – Taser gun – fait partie des moyens intermédiaires utilisés par les corps policiers modernes pour contrôler un individu constituant une source de menace pour lui-même ou pour les autres», résume le directeur du Service de police de Granby, Marco Beauregard.

Équipement et formation
La Ville de Granby investit 75 000$ dans ce projet, soit 38 000$ pour l’acquisition des six pistolets, chargeurs et munitions et 37 000$ pour la formation du personnel.

Deux policiers granbyens ont reçu une formation spéciale de trois jours à l’École nationale de police du Québec (Joliette). Ces derniers formeront à leur tour 16 de leurs collègues, soit 30% des effectifs du Service, au cours des prochains jours.

«Tout sera mis en œuvre pour s’assurer que nos agents ont les compétences nécessaires pour bien planifier et gérer une intervention faisant appel l’arme à impulsion électrique», ajoute M. Beauregard.

Les policiers de Granby devraient être en mesure d’utiliser ce type de pistolet dès la dernière semaine de mars ou la première d’avril.

Mode de fonctionnement
Les pistolets de marque Taser propulsent deux électrodes reliés à des filins à une distance maximale de 25 pieds (7,6 m). Les armes libèrent une décharge électrique de deux milliampères pour 50 000 volts provoquant de la douleur et une dysfonction biomécanique.

«En neutralisant le système neuromusculaire, la décharge immobilise la personne touchée et permet aux policiers d’intervenir sans risque pour procéder à son arrestation», explique le sergent Sylvain Landry.

L’utilisateur de l’arme à impulsion électrique visera plus particulièrement le dos ou le bas de l’abdomen, en prenant soin d’éviter la tête, le cou, les seins, les parties génitales et la région du cœur.

«Comme les individus ne réagissent pas tous de la même façon, toute personne recevant une décharge électrique sera transférée à l’hôpital pour un examen médical», ajoute le sergent Landry.

L’arme à impulsion électrique peut être utilisée en mode démonstration, en mode projection et en mode contact.

«L’utilisation du pistolet en mode démonstration suffit à convaincre 70 % des individus ciblés de lâcher prise avant de recevoir une décharge électrique. Si la menace ne suffit pas, on passe alors en mode projection ou en mode contact», poursuit M. Landry.

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