SAINT-JÉRÔME, Qc — Jacques Duchesneau, ex-député et ancien directeur de la police de Montréal, devient le nouvel inspecteur général au Bureau d’intégrité professionnelle et administrative (BIPA) de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

En annonçant la création du BIPA, lundi, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a également confirmé la nomination de M. Duchesneau comme directeur adjoint du service de police de la municipalité laurentienne.

Le maire Maher a dit avoir été obligé de mettre sur pied un tel bureau à la suite des révélations de l’ancien directeur de l’ingénierie de la Ville, Érik Frigon, qui a détaillé devant le conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs le système de collusion grâce auquel quatre firmes de génie-conseil se partageaient les contrats de services professionnels sous l’administration de l’ex-maire Marc Gascon.

«Nous avions le devoir de réagir. Il y avait des attentes au niveau des citoyens», a déclaré le maire en conférence de presse.

M. Maher a précisé que le BIPA serait un organisme permanent et, surtout, apolitique.

«C’est pour s’assurer que toutes les enquêtes soient faites en bonne et due forme et puissent permettre de travailler en collaboration avec l’UPAC», a-t-il expliqué. L’Unité permanente anticorruption a d’ailleurs déjà été saisie du dossier de collusion à Saint-Jérôme.

Jacques Duchesneau a dit avoir accepté le poste d’emblée, lui qui a été député de Saint-Jérôme pour la Coalition avenir Québec (CAQ) de 2012 à 2014.

«J’ai un attachement particulier envers Saint-Jérôme. Je n’ai pas aimé du tout qu’on évoque qu’il y avait effectivement un système de collusion bien rodé dans le partage des contrats et que c’est un système qui avait duré pendant huit ans», a-t-il affirmé à la presse.

Il a expliqué que le mandat de l’organisme comportait trois volets, soit d’enquêter et de revoir les contrats passés, afin de pouvoir récupérer les sommes qui auraient pu être volées à la municipalité par la voie de la collusion; de surveiller la gestion et l’octroi de contrats dans le présent; et d’assurer, dans l’avenir, la saine administration de l’octroi et de la gestion de ces contrats.

«Saint-Jérôme pose aujourd’hui un geste qui est très fort», a estimé M. Duchesneau.

«Le BIPA, selon moi, est la réponse la plus susceptible de rassurer et de rétablir le lien de confiance dans nos institutions.»

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