CALGARY — Pressenti pour remporter la course à la direction du Parti progressiste-conservateur en Alberta, Jason Kenney se dit prêt à renoncer à son projet d’unifier la droite de la province s’il n’obtient pas l’appui des membres.

L’ancien ministre de Stephen Harper s’est dit optimiste à l’idée de sortir vainqueur de la course à l’investiture du parti, qui se conclura samedi.

Vendredi, à Calgary, M. Kenney s’est engagé à se mettre au service des Albertains par le biais de «la cause de la libre-entreprise».

Il a précisé que s’il souhaite réunir sa formation et celle du Wildrose, jugé plus à droite, sous une même bannière, il n’ira pas de l’avant si les membres ne lui donnent pas ce mandat.

M. Kenney dit qu’il tenterait alors de faire du Parti progressiste-conservateur une «plate-forme pour l’unité» et de coopérer par d’autres moyens avec le Wildrose.

Les progressistes-conservateurs désigneront le successeur de l’ex-premier ministre albertain Jim Prentice lors d’un congrès d’investiture.

M. Prentice avait annoncé son départ de la vie politique en mai 2015 après la défaite des progressistes-conservateurs aux mains des néo-démocrates de Rachel Notley.

Jason Kenney soutient que seule une fusion avec le Wildrose permettrait d’éviter la division du vote lors du prochain scrutin provincial, prévu au printemps 2019.

S’il l’emporte samedi, il compte négocier une entente-cadre avec le Wildrose en vue de créer une nouvelle formation. En vertu des règles électorales de l’Alberta, deux partis ne peuvent pas fusionner. Ils n’ont ainsi d’autre choix que de mettre la clé sous la porte et de former une tout autre entité.

Selon le plan de M. Kenney, les candidats de ce nouveau parti et leur circonscription respective seraient annoncés en 2018.

Richard Starke, qui brigue lui aussi la direction du parti, déplore que ce projet eut éclipsé le débat durant la course.

«Les bâtisseurs de nations ne pensent pas seulement à la prochaine élection, ils pensent à la prochaine génération», a-t-il lancé.

Le troisième candidat, Byron Nelson, souligne pour sa part que le chef du parti ne représente qu’un seul vote sur son exécutif. Aucune disposition de la constitution ne prévoit d’ailleurs la disparition du parti, a-t-il ajouté.

Du côté du Wildrose, le chef Brian Jean se dit ouvert à une fusion, mais sous ses propres conditions.

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