QUÉBEC — Le gouvernement Couillard a suspendu mardi le certificat d’autorisation de l’entreprise Anacolor émis le 1er septembre dernier pour son usine de peinture située dans le secteur de Cap-Rouge.

Cela obligera l’entreprise à réduire sa production de moitié jusqu’à ce qu’elle «respecte les exigences» et «règle ses problèmes d’odeurs», a fait savoir le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, par voie de communiqué.

L’entreprise se spécialise dans la peinture de pièces métalliques, mais les odeurs de solvant à peinture émanant de son usine lui ont valu de nombreuses plaintes au fil des années de la part des résidants du secteur.

L’octroi du certificat pour l’augmentation de la production émis en septembre dernier était assorti d’une condition stipulant qu’Anacolor devait réduire ses émanations polluantes de 90 pour cent en installant un épurateur avant le 1er février.

M. Heurtel a souligné que la santé et le bien-être des citoyens ainsi que la protection de l’environnement étaient les priorités de son gouvernement dans ce dossier.

Avec la suspension du certificat d’autorisation, Québec utilise les moyens à sa disposition pour s’assurer que l’entreprise se conforme aux exigences entourant l’augmentation de sa production à Cap-Rouge.

Depuis la fin du mois de septembre, Anacolor contestait devant le Tribunal administratif du Québec l’exigence d’éliminer 90 pour cent de ses émanations polluantes. Elle devait déposer avant le 1er décembre ses plans et devis de l’épurateur exigé, ce qui, selon le ministère du Développement durable, n’a pas été fait.

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