L’ex-infirmière ontarienne accusée d’avoir tué huit personnes âgées avait déjà été suspendue d’une maison de soins de longue durée pour des erreurs de médication, avant d’être carrément renvoyée pour ne pas avoir respecté le protocole d’injection d’insuline.

C’est ce que démontrent de nouveaux documents judiciaires rendus publics jeudi.

On y apprend qu’Elizabeth Wettlaufer avait perdu son emploi à la maison de soins de longue durée Caressant Care à Woodstock, en Ontario. Elle avait préalablement donné une médication trop forte à un résidant qui avait, conséquemment, subi une situation de «détresse».

Dans la lettre de renvoi, la direction du centre écrit que l’incident s’inscrivait «dans un schème de comportements qui mettaient les résidants dans une situation de danger».

La lettre mentionne également que Mme Wettlaufer avait un «lourd dossier disciplinaire pour des erreurs de médication» et qu’elle avait reçu plusieurs avertissements, de même que des suspensions.

Le directeur de la résidence a également indiqué aux policiers que l’infirmière avait été ultimement renvoyée en raison de la manière dont elle administrait de l’insuline aux patients.

Par ailleurs, un médecin consulté par les enquêteurs a expliqué que les niveaux d’insuline sont rarement vérifiés lors d’un décès et que les autopsies ne permettent souvent pas d’en apprendre plus sur le sujet.

L’accusée de 49 ans fait face à huit chefs d’accusation de meurtre prémédité, quatre de tentative de meurtre et deux de voies de fait graves.

Selon la théorie de la Couronne, Mme Wettlaufer utilisait des doses létales d’insuline pour tuer des personnes âgées pendant qu’elle travaillait dans des maisons de soins de longue durée à Woodstock et London, en Ontario, de 2007 à 2014.

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