Andrew Vaughan Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

HALIFAX — Les autorités néo-écossaises ont retiré la plaque d’immatriculation éponyme d’un homme, plaidant que le nom de famille de Lorne Grabher peut heurter les femmes.

M. Grabher dit avoir personnalisé sa plaque d’immatriculation il y plusieurs décennies pour souligner l’anniversaire de son défunt père.

Il croit que le refus du gouvernement de renouveler sa plaque, à la fin de l’année dernière, était injuste.

Le porte-parole du ministère des Transports, Brian Taylor, expose que si les origines allemandes de M. Grabher sont connues des autorités, elles ne le sont pas du public.

La plaque avait d’ailleurs fait l’objet d’une plainte, en octobre dernier, de la part d’une femme qui la jugeait misogyne.

Le programme de personnalisation des plaques d’immatriculation permet au gouvernement de Nouvelle-Écosse de refuser des noms réputés injurieux, socialement inacceptables ou de mauvais goût.

M. Taylor fait valoir que le ministère avait approuvé la demande de M. Grabher lors de la première année du programme, alors que la réglementation en était à ses tout débuts.

Le fonctionnaire responsable n’avait sans doute pas interprété «Grabher» comme le public est susceptible de le faire aujourd’hui, a-t-il ajouté.

M. Taylor nie cependant tout lien avec Donald Trump, qui, en 2005, avait prétendu empoigner les femmes par leurs organes génitaux.

Lorne Grabher s’indigne néanmoins que son fils ait obtenu la même plaque en Alberta et ce, sans accrocs.

D’autres provinces, telles que l’Ontario, ont toutefois des restrictions similaires par rapport aux plaques d’immatriculation à connotation sexuelle ou blasphématoire.

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