Colin Perkel / La Presse Canadienne Don Meredith

TORONTO — L’avocat du sénateur Don Meredith soutient que son client accepte de comparaître devant le comité permanent de l’éthique, mardi prochain.

On ignore cependant si le controversé sénateur sera présent au Sénat ou s’il répondra aux questions de ses collègues par visioconférence ou audioconférence. Dans son invitation à comparaître, le comité sénatorial permanent de l’éthique et des conflits d’intérêts ne précise pas la forme que devra prendre ce témoignage.

Son avocat, Bill Trudell, s’inquiète en effet de l’état de santé de M. Meredith, actuellement en congé de maladie depuis la publication d’un rapport accablant sur les relations sexuelles qu’il a eues avec une adolescente. Le rapport d’enquête de la conseillère sénatoriale en éthique concluait que le sénateur avait abusé de sa fonction, mais aussi déprécié la charge et l’institution.

Depuis le dépôt du rapport, plus tôt ce mois-ci, M. Meredith ne s’est exprimé publiquement qu’une seule fois, avant de disparaître. Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne, il se confondait en excuses et implorait le pardon pour cette «absence de moralité». Il annonçait aussi que sur ordonnance de son médecin, il devait se retirer pour une période indéfinie.

Par contre, plusieurs de ses collègues au Sénat ou aux Communes ont réclamé depuis sa démission ou son renvoi — même s’il n’est pas encore sûr que le Sénat ait le pouvoir de le chasser.

Le sénateur Meredith, un père de famille noir, avait notamment joué à l’origine la carte du racisme, mais son avocat a ensuite pris ses distances face à cette défense. Me Trudell soutient plutôt que son client est un «homme foncièrement bon» qui a commis «de graves erreurs».

Dans son rapport d’enquête, la conseillère sénatoriale en éthique, Lyse Ricard, admet que M. Meredith a entrepris un processus de réhabilitation. Mais elle estime que les mesures correctives proposées, «bien qu’elles puissent avoir des effets salutaires et aider le sénateur Meredith à éviter d’autres manquements de même nature, ne remédient pas aux préjudices que sa conduite a causés pour la charge de sénateur et l’institution du Sénat».

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