QUÉBEC — L’ADISQ estime que l’aide au secteur de la musique dans le budget 2017-2018 du gouvernement du Québec, dévoilé mardi, est «bienvenue, mais insuffisante».

Selon l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, la somme de 5 millions $ sur deux ans octroyée par le gouvernement au secteur de la musique «ne donnera pas à l’industrie de la musique l’effet de levier dont elle a besoin pour relever tous les défis qui se présentent».

L’ADISQ a fait valoir que ce montant correspond au tiers de la somme demandée par l’organisation en septembre, alors qu’elle lançait un cri d’alarme, estimant que, pour faire face aux nombreux défis du secteur de la musique, un plan d’action de 15 millions $ sur deux ans devait être mis en œuvre de toute urgence.

Selon elle, l’urgence d’agir n’a pas été «pleinement mesurée». L’organisation fait état de «turbulences majeures» dans le secteur depuis plus d’une décennie, et souligne en guise d’exemple récent la faillite du distributeur de disques DEP, présenté comme l’un des deux seuls distributeurs indépendants au Québec.

L’ADISQ a dit par communiqué attendre «avec impatience» la divulgation de la nouvelle politique culturelle du gouvernement du Québec, prévue ce printemps, gardant espoir d’y retrouver «la balance de la somme demandée cet automne».

Cette demande consiste en un soutien financier de 7,5 millions $ par année pendant deux ans, tournant autour de deux grands axes: l’optimisation de la performance des entreprises du secteur (6 millions $ par année) et la mise en valeur des contenus et des artistes sur toutes les plateformes (1,5 million $ par année).

Le «phénomène Spotify», et plus largement les services d’écoute de musique en ligne, ont fait beaucoup jaser ces derniers mois, principalement autour de l’impact sur les revenus des créateurs et sur leur capacité à vivre de leur métier.

«En ce moment, nos entreprises sont à un point de bascule. Oui, les Québécois vont continuer d’écouter de la musique, mais bientôt, ils risquent de ne plus trouver la nôtre», a affirmé par communiqué le président de l’ADISQ, Claude Larivée.

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