Archives TC Media Les policiers devant le Centre islamique de Québec.

Plus de deux mois après qu’Alexandre Bissonnette ait fait feu à l’intérieur de la mosquée de Sainte-Foy tuant six hommes, les policiers sont toujours bien présents autour du lieu de prière et de rassemblement.

David Poitras, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, confirme que des membres de la communauté musulmane de Québec ont signalé trois incidents depuis les événements du 29 janvier.

Dans deux cas, a expliqué le président du Centre culturel islamique de Québec, Mohamed Yangui, le scénario était identique à la visite d’Alexandre Bissonnette, qui était préalablement venu s’informer des meilleurs moments d’achalandage de la mosquée.

Ces dossiers sont toujours à l’étude par les enquêteurs du service de police afin de déterminer si une infraction criminelle a été commise. Pour cette raison, M. Poitras s’est abstenu de tout commentaire sur ces incidents.

Une surveillance en plusieurs phases
Le Service de police de la Ville de Québec assurait une surveillance 24h/24 autour de la mosquée après que six hommes y aient perdu la vie. Cette surveillance accrue a diminué graduellement, a expliqué David Poitras.

Les trois mosquées du territoire de Québec font maintenant partie des cibles de patrouille du SPVQ, ce qui signifie que les policiers effectuent des patrouilles sporadiques autour des mosquées. «Les policiers sont au fait des heures de prières pour effectuer des rondes. Ils essaient de passer dans les moments les plus propices», explique David Poitras.

Réunis au palais de justice mercredi à l’occasion d’une comparution de l’auteur présumé de la tuerie, les utilisateurs de la mosquée de Sainte-Foy ont affirmé être toujours terrifiés pendant les moments de prière. «Comment voulez-vous que nous puissions faire la prière à la mosquée en ayant l’esprit tranquille? On a toujours peur qu’une nouvelle agression survienne à tout moment», s’est exprimé M. Yangui.

Le porte-parole du Service de police de la Ville de Québec explique que la communauté musulmane de Québec comprend toutefois bien la réalité des policiers, qui ne peuvent effectuer une surveillance permanente autour de leurs centres de prière.

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