Montréal a déjà engagé quelque 24 millions $ dans la course de Formule E, le grand prix de voitures électriques qui se tiendra les 29 et 30 juillet dans les rues de la métropole, mais le maire Denis Coderre demeure vague sur les retombées économiques attendues, disant vouloir évaluer celles-ci après coup.

M. Coderre était en compagnie du président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, mardi, pour annoncer que la société d’État sera le principal commanditaire de l’événement, à hauteur de 850 000 $.

Le maire a fait valoir que la Ville a déjà investi 14 millions $ pour la réfection du revêtement du circuit routier, une dépense qui serait survenue avec ou sans course, a soutenu le maire.

«Ce n’est pas juste pour l’événement parce qu’il (…) fallait investir de toute façon», a expliqué M. Coderre.

L’autre 10 millions $ doit servir à l’achat d’équipements divers visant à assurer la sécurité des pilotes, notamment des glissières et des blocs, une dépense qui ne sera pas récurrente puisque l’on se servira de cet équipement au moins pour les trois années de la durée du contrat actuel avec les responsables de la Formule E et probablement plus longtemps.

«Ce genre de course-là va prendre de l’ampleur», a affirmé le maire.

Denis Coderre a toutefois tenu à préciser que les retombées d’un tel événement, selon lui, vont bien au-delà des espèces sonnantes et trébuchantes auxquelles on peut s’attendre et il promet de les évaluer à terme.

«On fera l’étude après, mais une chose est certaine: ce n’est pas juste une course pour une course», a-t-il dit.

«Premièrement il y a les retombées économiques: c’est sûr qu’il y a des gens qui vont venir parce que c’est une course électrique et puis ça remplit les hôtels», a-t-il d’abord avancé.

«Deuxièmement, il y a une mission rattachée à ça. (…) En termes de recherche et développement, en termes de retombées au niveau du savoir, de l’innovation, il y a des choses qui vont être importantes. Montréal devient une plaque tournante en matière d’électrification», a ajouté M. Coderre.

Éric Martel, pour sa part, estime qu’Hydro-Québec ne pouvait passer à côté de la commandite d’un événement fait sur mesure pour la société d’État.

«L’élément central de ça, c’est l’électricité et c’est donc tout naturel pour nous d’être le partenaire officiel de la Formule E, qui fait la promotion de notre carburant, qui est le plus vert au monde», a-t-il dit.

Il a souligné que l’événement devrait être suivi par quelque 15 millions d’amateurs à travers le monde et qu’il s’agit là d’une occasion unique pour mousser la visibilité d’Hydro-Québec et de son expertise.

Denis Coderre assure par ailleurs que tout sera mis en oeuvre pour permettre aux citoyens qui habitent à l’intérieur du quadrilatère que formera le circuit de circuler.

Selon le plan de travail élaboré par les organisateurs de l’événement, les pilotes emprunteront, au nord, le boulevard René-Lévesque, à l’ouest la rue Berri, au sud les rues Saint-Antoine, Notre-Dame et Viger et, à l’est, la rue Papineau.

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