Le centième anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, menée lors de la Première Guerre mondiale, sera célébré dimanche. Voici quelques points saillants sur cette bataille:

— Le site:

La crête de Vimy est une basse pente dans le nord de la France, qui s’élève à plus de 150 mètres dans une région rurale. Bien que la crête soit d’une élévation plutôt modeste, c’était un point stratégique pour les belligérants puisqu’elle offre une vue sur toutes les terres environnantes.

— La forteresse:

En 1917, l’armée allemande avait fait de la crête une forteresse avec des casemates de béton, des tranchées et des bunkers entourés de barbelés. Elle était protégée par des centaines de mitrailleuses et des pièces d’artillerie. Des offensives précédentes menées par les Britanniques et les Français avaient échoué à chasser les Allemands et avaient causé 190 000 pertes.

— Les Canadiens:

Le corps expéditionnaire canadien était formé de quatre divisions sous le commandement du lieutenant-général britannique Sir Julian Byng, mieux connu sous le surnom «Bungo». Ils ont été appelés à reprendre la crête de Vimy dans le cadre d’une offensive plus large. Le lieutenant-général Byng a abandonné l’idée de mener une seule grande offensive contre l’ennemi. Il a plutôt choisi d’envoyer de plus petits groupes d’hommes qui ont été formés pour faire de courts déplacements rapides, aidés par des mitrailleuses légères et une pluie de grenades.

Les soldats étaient entraînés pour se rendre dans des endroits importants et les attaquer par l’arrière, ou sur les côtés. Il avait aussi insisté sur la préparation de l’artillerie et demandé à des ingénieurs de creuser des tunnels pour s’approcher du front, tout en étant protégés par le feu d’artillerie. Il a usé les talents d’un jeune ingénieur diplômé de l’Université McGill, le lieutenant-colonel Andy McNaughton, pour améliorer les méthodes de localisation de l’ennemi, en détectant les coups de feu et les sons.

— La bataille:

Une semaine avant l’attaque, des centaines de pièces d’artilleries canadiennes et britanniques ont commencé à tirer sur la crête. Ils l’ont pilonnée d’un million d’obus, ont tué plusieurs hommes et détruit de l’équipement de l’ennemi, en plus d’avoir coupé les vivres aux Allemands, une période que ceux-ci ont appelée «la semaine de souffrance».

Le 9 avril, qui tombait le lundi de Pâques, les Canadiens sont sortis de leurs tranchées et de leurs tunnels et ont fait face à l’ennemi, à l’aide du vent et de la neige qui fouettaient les Allemands. Ils ont pénétré dans la crête et ont repris le contrôle, à l’exception d’un sommet, surnommé le «Bourgeon», qui est tombé le 12 avril. L’attaque a été perçue comme un triomphe et un journal de Paris a parlé d’un «cadeau de Pâques» offert par le Canada aux Français. Environ 40 000 hommes ont pris part à l’offensive et un sur quatre a été tué ou blessé (environ 3600 victimes et 7000 blessés).

— Le monument:

En 1922, le gouvernement français a cédé une portion de terre autour de la crête au Canada. Le sculpteur canadien et architecte Walter Seymour a été mandaté pour concevoir et construire le Mémorial national du Canada à Vimy. Il lui a fallu 11 ans pour compléter le monument. Les deux colonnes qui trônent au-dessus de la crête et les 20 figures allégoriques ont été construites avec environ 6000 tonnes de calcaire.

La figure la plus imposante, appelée le «Canada affligé», représente une jeune femme voilée, qui pleure les morts. Elle a été façonnée à partir d’un bloc de béton de 30 tonnes. Le monument affiche le nom des 11 285 Canadiens tués en France et dont le lieu de sépulture demeure inconnu.

— L’inscription:

À la base du mémorial, on peut lire en français et en anglais la phrase suivante: «À la vaillance de ses fils pendant la Grande Guerre, et en mémoire de ses soixante mille morts, le peuple canadien a élevé ce monument.»

— Une dédicace:

En juillet 1936, le roi Édouard VIII a dédicacé le mémorial devant une foule de 100 000 personnes, dont 6000 vétérans canadiens.

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