Sabrina Malaison Mia Simard voulait rester au Saguenay, où elle trouve la vie paisible.

L’acceptation demeure difficile pour les proches de Mia Simard, ce qu’elle dit comprendre. Le support qu’elle reçoit lui vient de la population.

«J’ai dû vivre toutes mes étapes seule, je devais être forte, mais j’étais décidée à avancer.»

Son soutien, elle l’a reçu des gens de la région de Saguenay, qu’elle considère comme plus ouverts aux trans que dans les grands centres. «Je n’ai jamais reçu de commentaires négatifs. C’est plaisant parce que j’ai vécu un an et demi à Montréal et je me faisais traiter de noms, la réalité était bien différente.»

D’ailleurs, Mia réalise ses rêves un à la fois, dont celui d’être conseillère dans le domaine de la mode. Elle souligne qu’il est aussi plus facile de travailler à Saguenay qu’ailleurs.

«Tout le monde me voit là-dedans et me dit que je suis à ma place, je me fais souvent dire que je suis bien habillée. Quand tu veux avoir un emploi aussi, c’est possible avec des efforts.

Celle qui aide d’autres personnes qui passent par les mêmes épreuves demeure dans sa région d’appartenance afin de montrer aux autres que c’est possible d’y être bien.

Aide aux Trans du Québec
Certaines organisations donnent du soutien aux transgenres, ce qui n’est pas toujours su. Depuis une trentaine d’années, ceux qui le désirent peuvent appeler, entre autres, l’organisme Aide aux Trans du Québec. C’est une ligne d’écoute par laquelle sa créatrice, Marie-Marcelle Godbout, elle-même transgenre, les aide et les réfère à des psychologues, des médecins, selon les besoins et demandes des appelants.

Elle milite pour leurs droits depuis 37 ans et s’est affirmée contre vents et marées.

«Dans le temps, c’était encore plus difficile. Nous étions considérés comme des malades mentaux, mais je voulais enseigner l’honnêteté à mon fils. Il est très fier de moi», raconte Mme Godbout.

En couple avec l’homme de sa vie depuis 1973 et grand-maman, elle profite de sa famille au maximum.

«C’est bien au-delà du rêve de ma vie, j’ai toujours voulu être mère. Je peux jouer avec mes petits-enfants et ma belle-famille m’adore.»

Cette dernière affirme que si tout était à recommencer, elle renaîtrait dans le même corps et réemprunterait le même chemin.

D’ailleurs, elle dit recevoir beaucoup plus d’appels de gens de la région, surtout depuis l’affirmation de l’historienne Russel-Aurore Bouchard.

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