La fin de la semaine pascale sonne le début de la saison des lapins abandonnés.

Kaylie Ngo, présidente d’un «orphelinat» à London, en Ontario, rappelle que cette saison connaît son apogée en juin et juillet, alors que les lapins vivants offerts, sans trop réfléchir, aux enfants à Pâques atteignent l’âge de quatre ou cinq mois.

Les lapins de Pâques ont en général deux mois lorsqu’ils sont offerts, mais leur personnalité commence à changer par la suite, explique Mme Ngo. Devenus «adolescents», les hormones «dans le tapis», ils aiment bien faire leurs besoins au gré du moment et détruire leur environnement immédiat.

Haviva Porter-Lush, directrice d’un autre refuge pour lapins abandonnés, à Cambridge, rappelle que les parents ne se rendent pas toujours compte des implications réelles et futures de ce cadeau si mignon, qui demande beaucoup plus d’attention qu’un lapin en chocolat.

Au chapitre des soins, dit-elle, les lapins sont plus près des chiens ou des chats. Contrairement aux hamsters ou aux gerboises, ils ne peuvent être gardés dans une petite cage: il leur faut un grand vivoir, ou même une pièce bien à eux.

Et au chapitre des coûts d’entretien, les lapins se rapprochent encore davantage des chiens et chats. Les parents qui ont déboursé 30 $ ou 40 $ pour acheter un lapin aux enfants ne réalisent pas que dans quelques mois, ils devront débourser de 300 $ à 700 $ pour le faire stériliser. Et le lapin a beau être le troisième animal de compagnie le plus populaire en Amérique du Nord, les vétérinaires ne sont pas tous habilités à soigner cet animal qualifié souvent d’«exotique».

Par ailleurs, les refuges comme ceux de Mmes Ngo et Porter-Lush n’ont pas l’espace et les ressources nécessaires pour garder très longtemps les lapins destinés à l’adoption. Le refuge de London n’accueille d’ailleurs plus de lapins confiés en personne par des parents penauds: il se consacre seulement aux lapins abandonnés en ville — car ces lapins domestiqués ne survivront pas longtemps s’ils sont lancés soudainement dans la nature.

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