Jonathan Hayward

Un an après la catastrophe de Fort McMurray, en Alberta, le Canada devrait connaître l’été prochain une autre saison très active au chapitre des incendies de forêt si les estimations météorologiques à long terme se concrétisent, estime un climatologue.

Mike Flannigan, météorologue et professeur au département de ressources renouvelables à l’Université de l’Alberta, rappelle que l’été risque d’être plus chaud que la normale, selon les prévisions à long terme. Or, cela veut aussi dire plus d’incendies de forêt.

Selon M. Flannigan, on recense chaque année en moyenne 7000 incendies de forêt au Canada, mais ce nombre varie considérablement selon le temps qu’il fait — temps chaud, sec et venteux, orages —, même si l’activité humaine y est souvent pour quelque chose.

Un été chaud rime aussi avec une saison d’incendies plus longue, explique M. Flannigan. Les incendies de forêt sont en général plus dévastateurs en plein coeur de juillet — même si celui de Fort McMurray, peut-être le plus grave de l’histoire canadienne, a débuté en mai 2016.

Le météorologue rappelle que les citoyens peuvent faire des gestes tout simples pour éviter d’embraser une forêt, à commencer par bien éteindre le rond de feu en camping, car les braises peuvent couver longtemps dans la terre. Si les conditions climatiques sont réunies, un petit seau d’eau ne suffit pas toujours, prévient M. Flannigan. Le météorologue insiste aussi pour que les visiteurs en forêt respectent à la lettre les interdictions de feux à ciel ouvert.

La réalité des changements climatiques et le portrait de l’écologie canadienne font en sorte que les incendies de forêt seront toujours une menace, que l’on ne pourra jamais éliminer, rappelle-t-il. Mais l’humain peut prendre certaines mesures pour en minimiser les risques.

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