Getty Images/iStockphoto Les perspectives d’emploi dans le domaine de l’assurance sont très favorables.

TORONTO — Le gouvernement fédéral tentera de découvrir si le fait de cacher les noms des personnes postulant pour des emplois dans la fonction publique améliorera ses pratiques d’embauche et favorisera la diversité et l’inclusion.

Le projet-pilote de la Commission de la fonction publique, dévoilé jeudi à l’Université Ryerson de Toronto, comparera les résultats des processus de sélection traditionnels au recrutement anonyme.

La pratique consiste à retirer des formulaires de demande d’emploi les noms et d’autres informations permettant l’identification comme l’adresse courriel et le pays d’origine, afin de combattre les préjugés à l’endroit des gens de différentes origines.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a déclaré que le gouvernement croit que la fonction publique «doit refléter l’idée voulant que notre diversité est notre force et doit être un modèle d’inclusion pour les employeurs à travers le Canada et le monde».

La méthode sera testée sur des offres d’emploi affichées à l’externe par six ministères fédéraux, dont ceux de la Défense nationale, des Affaires mondiales et de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Un rapport sera ensuite remis en octobre.

M. Brison a précisé que le projet-pilote visait à identifier les meilleures pratiques avant de les mettre en oeuvre dans l’ensemble de la fonction publique, ce que le gouvernement souhaite faire avant la fin de son mandat.

Il a ajouté que le recrutement anonyme avait déjà été adopté par certaines universités de même que plusieurs organisations européennes, comme la fonction publique britannique.

Une étude menée en 2012 par l’Université de Toronto avait permis de constater que les candidats dont le nom avait une consonance anglophone avaient 35 pour cent plus de chances d’être appelés que ceux ayant un nom indien ou chinois, ce qui laisse entendre que les recruteurs peuvent avoir des préjugés dont ils n’ont pas conscience, selon les chercheurs.

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