Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

MONCTON, N.-B. — L’inspecteur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Troy Lightfoot a dit avoir souligné à ses supérieurs ses craintes d’un manque de puissance de tir pour les policiers en première ligne bien avant la fusillade de 2014 à Moncton, qui a fait trois morts dans les rangs de la police fédérale.

Le surintendant Lightfoot a affirmé, jeudi, à l’occasion du procès contre la GRC relativement aux dispositions du Code du travail, que les policiers avaient le sentiment de manquer de puissance de tir à la suite d’événements ayant impliqué un tireur actif, comme l’attaque en 2005 à Mayerthorpe, en Alberta, au cours de laquelle quatre agents avaient été tués.

Toutefois, selon lui, la haute direction s’est surtout attardée aux contrecoups de la mort par pistolet à impulsion électrique de Robert Dziekanski à Vancouver en 2007.

M. Lightfoot a affirmé au juge Leslie Jackson, de la cour provinciale à Moncton, qu’un chercheur indépendant avait été éventuellement embauché en 2009 pour se pencher sur l’usage de carabines, environ trois ans après qu’il eut contribué à une note recommandant d’étudier la possibilité de doter les policiers de la GRC de carabines.

Le corps policier a ultimement approuvé en 2011 la carabine C8, un fusil d’assaut semblable à la carabine M-16, mais l’implantation a pris du temps.

Les allégations contre la GRC émanent de la réponse du corps policier au carnage perpétré par le tireur Justin Bourque à Moncton, qui a tué trois policiers et en a blessé deux autres.

L’usage par la police de la carabine C8 est devenu un point central dans les suites de la fusillade à Moncton, certains policiers se plaignant de ne pas avoir eu une carabine, qui a une plus grande portée que les pistolets habituellement utilisés par les agents.

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